Cameroun: Investissement 2019 - Le privé se distingue au premier trimestre

Le niveau des investissements est en hausse de 26,3%, grâce à ce secteur, selon l'institut national de la statistique

La hausse du niveau de l'investissement total au Cameroun a été remarquable au cours du premier trimestre de 2019. L'institut national de la statistique (INS) qui fait cette observation précise que cette performance est liée aux investissements du secteur privé. En effet, dans son rapport des comptes nationaux au premier trimestre 2019, l'institut indique que « comparativement au premier trimestre 2018, le niveau des investissements est en hausse de 26,3%, ce qui contribue à hauteur de 1,2 point à la croissance du PIB ». S'il était de -4,4 point au premier trimestre de l'année précédente, il aura été de 9,7 pour la même période en 2019.

L'évolution du niveau global des investissements, poursuit le rapport, s'explique par la demande de machines et appareils électriques, des matériels de transport, ainsi que des investissements dans les bâtiments et travaux publics. D'un autre côté, la baisse de la demande des produits issus de l'industrie de la fabrication des meubles de l'ordre de 37,6%, a contribué à ralentir l'évolution du niveau des investissements. Dans la suite, on peut lire que si le secteur privé a permis de contribuer à hauteur de 2,2% à la croissance du PIB, la baisse des investissements dans le secteur public a eu un impact sur cette dynamique. Il faut dire qu'à la même période en 2018, l'investissement public avait en effet renoué avec la croissance après un quatrième trimestre 2017 qui a connu un ralentissement des activités.

Aussi, dans son rapport sur l'exécution budgétaire au premier trimestre 2019, le ministère des Finances indiquait qu'à fin mars, les dépenses d'investissements s'élevaient à 189 milliards de F contre 332,4 milliards à fin mars 2018, soit une baisse de 143,4 milliards. Le même rapport d'exécution budgétaire précise donc qu'à cette période, par rapport aux 1327,6 milliards de prévision annuelle, ces dépenses affichaient un taux d'exécution de 18%. « Les dépenses d'investissement chutent suite au retour au rythme normal de décaissement après l'accélération induite en 2018 par les chantiers de la Can », justifie le document du ministère des Finances. Un économiste contacté constate en effet cette situation pour dire qu'elle est justifiée par la conjoncture économique qui n'est pas favorable aux investissements, compte tenu des impératifs auxquels l'Etat doit se soustraire, notamment les dépenses militaires, alors même qu'il peine à réaliser son budget en terme de recettes.

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