Afrique: Plaidoyer pour la création d'un fonds dédié à la drépanocytose

Au cours des travaux de la 69e session du comité régional de l'OMS, l'épouse du chef de l'Etat, Antoinette Sassou N'Guesso, a proposé des stratégies pouvant améliorer la qualité et la durée de vie des patients souffrant de cette pathologie.

« Le dernier étage de notre édifice doit être la création d'un fonds national basé sur des financements innovants, afin d'assurer l'accès des avancées thérapeutiques issues de la recherche », a déclaré la première dame du Congo.

Elle a, en outre, exhorté les Etats concernés à être plus audacieux et à s'impliquer davantage pour reconnaître la drépanocytose comme un problème de santé publique tel que l'OMS l'avait adopté en 2006. « Je réitère encore mon appel pour la mise en place d'un fonds dédié à la maladie, et j'ose croire que dans les mois à venir, les pays proposeront des pistes novatrices pour lancer et amender ce fonds », a précisé Antoinette Sassou N'Guesso, tout en rappelant les efforts consentis par les pouvoirs publics au Congo, pour l'amélioration et la prise en charge adéquate des malades.

Toujours dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de la lutte contre cette pathologie, elle a également parlé de l'implication de la Fondation Congo Assistance qu'elle dirige.

« Nous exhortons l'OMS à renforcer l'action de quelques pôles d'excellence qui existent en Afrique, et sollicitons l'appui et l'attention du bureau régional pour le centre sous-régional de Brazzaville, du fait de notre proximité géographique », a-t-elle indiqué.

A l'endroit des malades, Antoinette Sassou N'Guesso a appelé à la prise de conscience, qui, d'après elle, passe par le respect scrupuleux des prescriptions médicales, et d'une hygiène de vie rigoureuse afin d'améliorer leur état de santé.

« Il est vrai que dans nos pays, les conditions de vie sont parfois difficiles, surtout pour les drépanocytaires. Néanmoins, nous ne ménageons aucun effort, avec l'appui des pouvoirs publics pour prendre en compte leurs préoccupations spécifiques. Nous continuons de croire aussi que la prévention reste l'une des voies incontournables pour la maîtrise de cette maladie difficilement curable. A travers l'éducation à la santé, par le biais de la sensibilisation médiatique et communautaire, nous pourrons obtenir des résultats encourageants », a assuré la présidente de la Fondation Congo Assistance.

Pour elle, la sensibilisation est un vecteur important de la lutte. « Nous allons renforcer les campagnes d'éducation à la santé pour que les jeunes qui veulent se marier puissent le faire en toute connaissance de cause. Nous sollicitons, à cet effet, l'appui de la communauté nationale et des partenaires techniques, des financiers internationaux, au premier rang desquels, l'OMS, pour nous appuyer dans cet effort de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation qui, hier encore, était importante en direction des drépanocytaires », a certifié l'épouse du chef de l'Etat.

Par ailleurs, la directrice régionale de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Afrique, le Dr Matshidiso, le sous-secretaire américain cargé des questions de santé et de l'action humanitaire, Brett Giroir et des ministres africains de la santé ont proposé tour à tour leurs stratégies de lutte contre cette maladie génétique.

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