Sénégal: Utilisation des Milda par les sénégalais - Dakar résiste

La moustiquaire est réputée être l'arme la plus efficace pour rompre la chaine de transmission du paludisme au Sénégal et passer à son élimination. Toutefois, on constate que dans cette lutte, la population dakaroise réagit très lentement à l'utilisation des moustiquaires à longue durée d'action.

Le Sénégal est entré de plein pied dans l'hivernage. Une période favorable au développement des moustiques dont l'anophèle femelle, vecteur de transmission du paludisme.

Pour lutter contre cette pandémie, près de 10 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d'action (Milda), ont été distribuées sur l'étendue du territoire national. Aujourd'hui, après réception des Milda par la population, son utilisation fait défaut.

Plusieurs prétextes sont avancés par les habitants de la capitale pour ne pas les mettre. Une situation qui compromet la lutte contre le paludisme au Sénégal.

Au niveau du centre de santé des Hlm, plusieurs cas de paludisme ont été détectés, ainsi que dans d'autres structures sanitaires.

«C'est normal que nous enregistrons plus de cas en cette période. C'est un moment propice à la propagation des moustiques et il y a des flaques d'eau un peu partout», a fait remarquer un des personnels de santé du centre des Hlm.

Au niveau de plusieurs ménages, il est difficile de dormir sous moustiquaire avec la chaleur qui sévit tout dernièrement dans le pays. Par conséquent, les moustiquaires sont rangées dans un coin de la maison. «Je ne dors pas sous moustiquaire parce que ça m'étouffe.

J'ai le ventilateur qui me permet de lutter contre les moustiques», a renseigné Maguette Dieng, une des riverains de Hlm 4.

Pour cette dame, elle en dispose chez elle comme toutes les familles qui ont reçu leur lot de moustiquaires lors de la distribution de Milda au plan national. Cependant, elle a préféré les envoyées aux villages que de les utiliser.

«Ce sont mes frères, une fois à Dakar qui les amènent chez eux », a-t-elle renseigné. Comme Maguette Dieng, beaucoup de sénégalais sont dans cette disposition malgré l'acquisition gratuite des moustiquaires pour se protéger du paludisme, ils préfèrent exposer leur vie en avançant comme prétexte l'esthétique, la chaleur, l'odeur des moustiquaires qui, selon d'autres, leur donne de l'allergie, de la grippe ou encore le rhume.

Pour les acteurs de la lutte, les mentalités au niveau de la capitale demeurent un frein pour la riposte contre le paludisme. «Il faut que les sénégalais prennent en main leur santé, qu'ils acceptent de respecter les recommandations des différents programmes.

Les milda, ont été testé et il n'y a pas de danger à les utiliser», a fait comprendre Aminata Diallo Ndiaye.

Et de poursuivre : «même si présentement, on se réjouit du nombre d'utilisateurs des Milda, mais il reste du chemin, pour amener tous les sénégalais à dormir constamment sous moustiquaire, toute l'année, toutes les nuits et tous les jours».

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