Congo-Brazzaville: Musique - Aladji 1er de Kinkala, rescapé de la génération Mandolina

Axel Malonga, dit Aladji 1er, soldat inconnu est l'un des artistes musiciens en vogue dans le Pool. Basé à Kinkala, chef-lieu du département, il se dit rescapé de la génération Mandolina.

Génération Mandolina est l'époque où il y avait à Brazzaville l'orchestre Viva Mandolina avec les Rapha Boundzéki, Roger Luthin, Jean Claude Karissala et bien d'autres. On se souvient de ces chansons comme Parisien Refoulé, Paco Rabane, Gloria... qui ont émerveillé le passé musical de ce groupe au Congo.

C'est donc à cette époque que Aldji est arrivé dans la musique. Sacré champion du Pool en 2012 par le Marché de l'art et de spectacles du Pool, une émulation organisée autrefois par la direction départementale de la Culture et des Arts, cet artiste musicien qui fait parler de lui dans le Pool en général et à Kinkala en particulier est un natif de la localité.

Auteur compositeur, il s'était vu décerner le prix du préfet grâce au titre Kusandi bo (Ndlr : ne faites pas comme ça, en langue kongo). Une chanson qui l'a propulsé au firmament de la musique dans ce département.« Nous avons joué deux éditions et moi j'en suis sorti le champion. Assorti d'un prix du préfet. Une compétition qui n'existe plus. Elle avait entre autres objectif de revaloriser la culture et des arts dans le département», a-t-il expliqué.

Cette reconnaissance est, selon lui, le fruit d'un travail acharné. Aujourd'hui, il est en train de préparer la sortie de son prochain maxi single intitulé "Soldat inconnu". Il compte un générique et deux rumbas kusandi bo et la chanson dédiée à Claudia Ikia Sassou-N'Guesso. Il est à la recherche d'un producteur car le produit est déjà fini.

Propriétaire du groupe Chao choc de bana Kingston, Aladji 1er a fait la ronde de la plupart des districts du Pool. Sur les treize, il s'est produit dans onze districts. Il est rentré récemment de Mindouli et Kindamba. «Mon souhait est d'aller jouer à Ignié et à Ngabé », a-t-il indiqué.

Il est de la génération Mandolina. Mandolina est le nom d'un orchestre qui a fait la pluie et le beau temps de la musique congolaise d'où sont sortis Rapha Bounzéki, Roger Luthin, Jean Claude Karissala et Yves Toundé. Il était basé à Mfilou. «Je suis un fils de Mfilou, le 7e arrondissement de Brazzaville. Nous avons commencé à faire la musique à cette époque-là. Seulement, je ne voulais pas intégrer ce groupe. J'avais alors intégré Resco Moderado la Palabra dans la rue Jolie à Bacongo. J'ai été membre de ce groupe et de bien d'autres. Nous avons bénéficié de l'encadrement de Ya Dédé, Souza Vangou. Nous jouions à Lumi Congo actuel Macédo les vendredis, à Loufoulakari les samedis et les dimanches à Prestore », a-t-il rappelé.

Il se dit un rescapé de cette génération qui a presque disparu. Aujourd'hui, Aladji 1er se bat pour s'imposer sur l'échiquier national dans le but de faire garder son nom dans les annales de l'histoire de la musique au Congo. A travers sa musique, il joue et défend les couleurs du département en particulier, de la nation congolaise en générale. Il salue les efforts de la Radio communautaire de Kinkala pour la promotion des activités culturelles et artistiques du département du Pool.

Il a profité de cet entretien pour lancer un appel vibrant aux jeunes du département d'où il est originaire pour qu'ils prennent conscience de la vie et de l'avenir de cette partie du Congo qui est en train de se relever de ses cendres. «La paix n'a pas de prix. Il n'y a rien de plus cher que la paix parce qu'elle n'a pas de prix. Sans la paix, on ne peut rien faire. Je demande aux jeunes du département encore égarés de penser à l'avenir. Chaque chose en son temps. Moi, je pense que le temps est arrivé pour faire la paix dans le département. Nous lui avons causé du tort. C'est le temps de lui donner la chance de se relever », a-t-il lancé comme appel.

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