Cote d'Ivoire: Lutte contre la corruption - La Haute autorité va renforcer ses actions

"La Côte d'Ivoire n'a pas un niveau alarmiste en ce qui concerne le niveau de la corruption. » Cette déclaration a été faite hier à la presse par le directeur de cabinet du président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Bakari Traoré.

Réagissant au 10ème rapport de Afrobarometer en liaison avec Transparency Internaional, qui indiquait, il y a environ un mois, que 58% des Ivoiriens considèrent que la lutte contre la corruption n'est pas suffisamment efficace dans l'administration publique, Bakari Traoré estime que c'est le manque de communication et de diffusion des actions entreprises par la HABG auprès des populations qui est à la base de cette perception.

A l'en croire, la Côte d'Ivoire a réalisé de belles performances sur la période de 2013 à 2018, selon un classement de Transprency International, et figure parmi les trois pays (Argentine, Côte d'Ivoire, Guyane) qui ont réalisé les meilleurs progrès au monde en matière de lutte contre la corruption.

Ainsi le pays a gagné 8 points et est passé de la 136ème place en 2013 à la 105ème place en 2018. Selon le même rapport, 40% des personnes interrogées estiment que la corruption s'est accrue en Côte d'Ivoire.

Ce taux demeure le même depuis 2016. Pour Bakari Traoré, cela signifie qu'il n'y a pas eu d'augmentation au niveau de la corruption. « La Côte d'Ivoire, qui a un taux de 40%, se situe tout juste après le 7ème pays qui figure sur la liste des meilleurs scores. Il suffisait d'avoir un point en moins pour être sur la liste des meilleurs.

La Côte d'Ivoire n'est pas du tout en mauvaise position concernant ses performances en termes d'accroissement du niveau de la corruption depuis 2016. Sa situation ne s'est pas dégradée entre 2018 et 2019, puisque le taux demeure à 58% », a-t-il justifié.

Néanmoins, la HABG reconnait qu'il est nécessaire de baisser ce taux en renforçant son action d'explication et de vulgarisation des bons résultats acquis par la Côte d'Ivoire.

« Il faut mettre en œuvre des activités à impact avec la participation des cibles identifiées, qui doivent bénéficier de l'expertise de la HABG pour pouvoir intégrer l'éthique en général, et la corruption en particulier pour lui donner une chance d'être appliquée et de produire encore plus de résultats compréhensibles par le grand public », a-t-il souligné.

Au-delà de la Haute Autorité, le directeur de cabinet a invité toute organisation publique ou privée, la société civile, les ONG et les partis politiques à s'inscrire résolument dans la lutte, en renforçant leur politique d'éthique en général, et de lutte contre la corruption, en particulier.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Patriote

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.