Madagascar: Cybercriminalité - Silence complice des autorités concernées

Les entités en charge de la lutte contre la cybercriminalité à Madagascar sont-elles réellement opérationnelles ? C'est la question que se posent les observateurs. En effet, plus d'un ont fait la constatation de l'utilisation inappropriée des réseaux sociaux par les internautes mais pour l'heure, aucune mesure n'a été prise.

Pour certains, « facebook » est devenu une arme de dénigrement et/ou de déstabilisation. Plusieurs « compte fake » œuvrent ou manœuvrent sur les réseaux sociaux pour lancer des insultes ou publier des « fake news » contre des personnalités politiques ou contre des artistes. Pour le moment, ils peuvent agir en toute impunité.

Pour ne citer que le cas d'un politicien et non moins ancien candidat malheureux à l'élection présidentielle qui ne cesse de proférer des attaques ouvertes contre le président Andry Rajoelina. Résidant à l'étranger et bénéficiant de la nationalité française, cette personnalité se considère intouchable. D'ailleurs, à travers ses vidéos, il affirme bénéficier du soutien des autorités françaises.

« Complice ». « Moi je peux t'atteindre mais toi tu ne pourras pas m'atteindre là où je suis ». C'est ce genre de message qu'il adresse régulièrement au président de la République. Chaque dimanche, il envoie via son compte « facebook » une vidéo où il lance des accusations contre le Chef de l'Etat, tout en n'avançant aucune preuve. Pas plus tard que dimanche dernier, ce politicien a proféré des insultes et a accusé Andry Rajoelina de meurtrier.

Pour l'heure, les autorités malgaches ne font aucune réaction face à ces attaques. Aucune mesure n'a pas non plus été prise ni au niveau des ministères concernés ni de la part des organes responsables de la lutte contre la cybercriminalité, que ce soit au niveau du ministère de la Communication et de la Culture, qu'au niveau de la Gendarmerie ou de la Police nationale.

La question est donc de savoir si ce silence, que l'on peut considérer de « complice », confirme la véracité des informations véhiculées par l'auteur. Quoiqu'il en soit, l'inaction actuelle des responsables concernés reflète l'existence de failles dans la lutte contre la cybercriminalité.

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