Angola: Le Bureau du PGR avec 150 cas sous enquête

Luanda — Le Bureau du Procureur général de la République (PGR) a actuellement 150 affaires en cours d'investigation et 80 en préparation d'instructions relatives à la corruption et mauvaise gestion des fonds publics.

C'est ce qu'a informé jeudi, à la presse, la directrice nationale de prévention et lutte contre la corruption, Inocência Pinto, en marge de la cérémonie de remise au Bureau du PGR du prix Palanca Negra.

La responsable, également procureure adjointe, a indiqué que certaines affaires avaient déjà été portées devant les tribunaux, sans préciser le nombre ni les citoyens concernés.

Ces procès, a-t-il souligné, sont le résultat d'activités de prévention menées par l'organe dans le cadre du plan stratégique de lutte contre la corruption qui a débuté l'année dernière.

Inocência Pinto a dit que le phénomène de la corruption avait atteint des dimensions alarmantes, touchant tous les secteurs de l'État, ce qui a conduit à des campagnes de prévention internes.

Dans le cadre des mesures de lutte contre la corruption et des crimes connexes, le PGR a déjà saisi la Cour suprême des affaires pénales dans lesquelles l'ancien ministre des Travaux publics, Higino Carneiro, et l'ancien directeur du bureau de la revitalisation et exécution de la communication institutionnelle (Grecima), Manuel Rabelais, sont inculpés.

La liste comprend également le cas de José Filomeno dos Santos "Zenu", accusé de mauvaise gestion des actifs du Fonds souverain de l'Angola (FSDEA). Zenu dos Santos attend le jugement depuis le 25 mars dernier, après avoir été libéré au terme du délai de détention provisoire.

D'autres personnalités figurent également dans la liste, notamment l'ancien ambassadeur d'Angola en République fédérale et démocratique d'Éthiopie et auprès de l'Union africaine, Arcanjo do Nascimento, l'ancien secrétaire aux Affaires économiques du président de la République, Carlos Panzo, et l'ancien directeur de l'Institut national des routes d'Angola, Joaquim Sebastião.

Le 15 août, l'ancien ministre des Transports, Augusto Tomés, et les anciens dirigeants du Conseil national des chargeurs (CNC) avaient été condamnés à une peine de deux à quatorze ans d'emprisonnement.

Depuis septembre 2017, le gouvernement du Président João Lourenço a adopté diverses mesures de lutte contre la corruption et le népotisme en Angola, qui ont déjà donné lieu à une enquête et à la mise en détention par le PGR de diverses personnalités politiques et responsables publics. La lutte contre ces pratiques est l'une des prémisses du programme du MPLA que le Chef de l'État se propose de concrétiser d'ici à la fin de ce mandat, qui court jusqu'en 2022.

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