Sénégal: PIB sénégalais - Le secteur associatif pèse 8%

Une étude monographique auprès des institutions exerçant une activité à but non lucratif au service de la population sénégalaise est annoncée pour Dakar, Thiès et Saint-Louis à compter du 26 août jusqu'au 7 octobre prochain.

Elle vise les Associations sportives et culturelles, ou religieuses, les Organisations non gouvernementales, les Fondations, les Partis politiques, les Syndicats professionnels, les Fédérations sportives et les Clubs sociaux, culturels, récréatifs ou sportifs.

A ce jour, la disponibilité des comptes de gestion des institutions sans but lucratif au service des ménages (Isblsm) faisait défaut à la comptabilité nationale.

Un manque à gagner que l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) entend corriger en mettant en place un dispositif de suivi dudit secteur, à travers une étude monographique qui démarre ce 26 août jusqu'au 7 octobre 2019 à Dakar, Thiès et Saint-Louis.

Le directeur des statistiques économiques et de la comptabilité nationale, Mbaye Faye, l'a annoncé hier jeudi 22 août, à Dakar à l'ouverture d'un atelier de partage et de sensibilisation pour validation une enquête auprès des Institutions exerçant une activité à but non lucratif au service de la population sénégalaise.

«Et pourtant sa contribution est à 8% du produit intérieur brut (Pib)», fait-il savoir. Il précise: «Ces localités concentrent plus de ménages Isblsm et les autres régions suivront».

Selon toujours M. Mbaye, «ce secteur regroupe les Associations (sportives et culturelles, ou religieuses), les Organisations non gouvernementales, les Fondations, les Partis politiques, les Syndicats professionnels, les Fédérations sportives et les Clubs sociaux, culturels, récréatifs ou sportifs».

L'objectif général de cette enquête est d'appréhender la contribution de ce secteur à l'économie. Elle vise entre autres, l'identification des activités exercées, la localisation des unités, les coûts de leur gestion ainsi que les dépenses effectuées au profit des ménages.

Selon le directeur : «ce dispositif comprend deux composantes à savoir un répertoire statistique et une banque de données économiques et financières».

Il ajoute: «la mise en place d'une Banque de données économiques et financières du secteur associatif (Isblsm) s'avère nécessaire pour disposer de manière régulière des informations fiables requises pour une évaluation de ce secteur dans les comptes nationaux et également satisfaire les besoins des décideurs et autres utilisateurs».

Légitimant la portée d'une telle étude, M. Faye dira: «il n'existe pas un dispositif de suivi permettant la collecte régulière des données économiques des unités du secteur, même si, selon la réglementation, elles sont assujetties à la déclaration de leurs activités».

De plus ajoute-t-il: «il est noté une absence de répertoire à jour dudit secteur, compte tenue, de sa disparité et sa diversité». Toujours au compte de difficultés, il fait savoir qu'«en général, l'organisation disparait par cessation de ses activités sans déclarer ce changement».

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