Sénégal: Troisième pluie dans la capitale - Inondations et calvaire des dakarois

La pluie de la matinée d'hier, jeudi 22 août 2019, n'a pas été sans conséquences dans la capitale, Dakar et sa banlieue. Cette pluie, relativement fine mais qui a un peu duré, a causé beaucoup de désagréments.

Déjà depuis 6h du matin hier, les populations Dakaroises commençaient à vivre le calvaire avec cette troisième «forte» pluie, surtout en ce qui concerne la mobilité urbaine.

Des routes ont été inondées, barrées par les eaux, perturbant ainsi la circulation des automobiles et les déplacements des piétons et autres travailleurs. Le mauvais curage des égouts en est l'une des principales raisons.

On la réclamait, sur fond de prières et de recueillements dans les mosquées et églises du pays. Elle est enfin là, après un très grand retard dans les régions Ouest et Nord et une longue pause dans celles du Centre, Sud et Est du Sénégal.

Elle, c'est la pluie. Dans la matinée d'hier, jeudi 22 août, une pluie relativement fine mais qui a un peu duré dans le temps s'est abattue sur Dakar et sa région.

Cette précipitation n'est pas sans désagréments dans la ville-capitale et certains quartiers de sa banlieue avec des axes routiers rendus impraticables, parce qu'occupés par les eaux de pluie.

Bref, depuis 6h du matin hier, les populations dakaroises vivaient déjà les affres de cette troisième «forte» pluie qui s'est abattue dans la capitale et particulièrement dans la banlieue.

LES PARCELLES ASSAINIES BAIGNENT DANS LES EAUX

Dans la commune des Parcelles Assainies, même si des pertes matérielles ou en vies humaines n'ont pas été déplorées, il reste toutefois évident qu'elle est venue avec son lot de dégâts. En effet, beaucoup d'artères de la commune des Parcelles Assainies ont été inondées par les eaux de pluie, rendant la circulation impossible.

C'est le cas sur la route séparant les Unités 17 et 18, tout près de la pharmacie Yacine. Le constat est le même sur la route qui divise les Unités 14 et 11. Le décor est identique au niveau de l'artère séparant les Unités 16 et 15.

Aussi, à l'intérieur des Unités, plus particulièrement, à côté du marché de l'Unité 17, tout près de l'Agence de la sénégalaise des eaux (Sde), la route est aussi impraticable.

La voie principale menant du croisement 22 à l'Eglise des Parcelle Assainies et celle reliant le pont de l'émergence Alioune Sow à cette commune ne sont pas en reste.

Déjà, sur cet axe principal menant à Case-ba, jusqu'à la route des Niayes, il suffit de quelques gouttes de pluies pour que la circulation soit interrompue.

Car, le point de collecte d'eau situé juste après ce pont déborde pour déverser le surplus d'eau sur la route très basse à ce niveau, créant ainsi une sorte de bassin... de rétention des véhicules.

C'est aussi le même constat avec la pluie enregistrée en fin de soirée dimanche dernier. Conséquences : beaucoup de lignes de transport en commun ont été déviées.

C'est le cas avec la société Dakar Dem Dikk Dikk (3D) dont la Linge 23 a laissé son itinéraire habituel. Tout comme la Ligne 1 de 3D qui quitte le terminus des Parcelles à destination du centre-ville, était obligée de se trouver un autre itinéraire.

Il en est de même pour les minibus Tata, avec la Ligne 39, qui passait devant le Centre de santé Mame Abdou, contraint de dévier de son chemin pour passer entre les Unités 18 et 21.

Que dire du bus Tata 37 qui avait l'habitude d'emprunter la route qui sépare les Unités 16 et 15 ? Il a contourné tout l'axe inondé pour passer entre les Unités 16 et 12.

Des déviations qui ne sont pas sans conséquences pour les usagers obligés de se frayer des chemins en rasant les murs des maisons ou même de braver les eaux sales, pour rejoindre les itinéraires des bus, créés pour la circonstance.

CONSEQUENCES DU MAUVAIS CURAGE DES EGOUTS

Toutefois, force est de relever que cette année, le curage des égouts n'a pas été au rendezvous dans la commune.

Même si par endroits, on avait noté le débouchage de certains regards d'eaux de pluies, dès la première pluie, il faut aussi déplorer le fait que le sable et la saleté, retirés de ces regards, ont été laissés sur place.

A cela s'ajoute l'ensablement des routes des Parcelles Assainies, sans oublier les sachets plastiques qui dictent leur loi dans la localité. Tout ce cocktail de sable et de sachets plastiques ne peut que favoriser la rétention des eaux de pluie aux endroits bas, dès la moindre pluie.

PIKINE, GRAND-YOFF ET D'AUTRES ZONES DE LA CAPITALE FLOTTENT

En dehors des Parcelles Assainies, la commune voisine de Grand-Yoff a également beaucoup souffert de la situation hier, jeudi 22 août.

Ici, au-delà des routes et rues, les eaux de pluie ont envahi certaines maisons, notamment à Arafat, avec comme conséquences des effondrements de pans de murs ou de bâtiments.

Ravivant le spectre des inondations chez les populations. Toujours à Dakar, des avenues, comme Bourguiba, ont fait les frais de ces précipitations. Les eaux avaient élu domicile sur certaines parties de cette grande artère notamment des points bas entièrement inondés, transformés en lac artificiel par endroit.

C'est le constat fait à hauteur de Castor, en face de l'agence de Senelec où des agents du service de l'assainissement s'activaient, hier jeudi, sur place pour libérer la voie. Plus loin, sur le boulevard Centenaire (Avenue Général De Gaulle), à hauteur de la BECEAO/Sénégal, les eaux dictaient également leur loi aux usagers.

LE TUNNEL DE SOUMBÉDIOUNE FERMÉ

Le tunnel de Soumbédioune, envahi par les eaux a été fermé à la circulation pendant plusieurs heures. De même, le centre de santé Philippe Maguilen Senghor de Yoff était sous les eaux, etc. Le département de Pikine où beaucoup d'axes routiers traversent des zones de bas-fond n'est pas épargné.

C'est le cas, par exemple, à Keur Massar où les eaux ont assiégé la route des Niayes à hauteur du rond-point du marché et de la pharmacie 24h.

Deux camions hydro-cureurs étaient à pieds d'œuvres pour dégager la voie et faciliter la circulation aux véhicules et autres piétons qui procédaient par des détours dans les ruelles des quartiers pour se frayer un chemin.

UNE SITUATION PREVISIBLE

En somme, partout dans ces quartiers affectés de Dakar, c'était le calvaire, les usagers avaient du mal à se frayer un chemin pour vaquer à leurs occupations quotidiennes ou aller tout simplement au travail.

Pis, par endroit, ce sont des embouteillages monstres et bouchons en à plus finir qui sont notés dans la circulation, ce qui fait que nombre de travailleurs ont accusé un grand retard pour se rendre à leurs services.

Pourtant, cette situation était prévisible car l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (ANACIM), dans ses bulletins, avait prévu des «manifestations pluvio-orageuses», la nuit dernière et durant la journée du jeudi, sur la quasi-totalité du territoire sénégalais.

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