Guinée: Kolabounyi (Boké) - Des jeunes en colère contre la société ANAIM

Sous le projet de l'extension de l'hôpital de Kamsar, des jeunes de Kolaboyi ont été recrutés pour la gestion du central thermique qui alimente le réseau électrique de la ville. Ce vendredi 23 août, ces jeunes se sont révoltés contre la société de contrôle des travaux ANAIM. Ils ont manifesté pour réclamer leurs arriérés de salaire de 22 mois.

D'après un habitant de Kolabouyi, le projet d'extension de l'hôpital de Kamsar, le constat est vraiment alarmant, sur fond de surfacturation, la mauvaise qualité du travail et le contenu des contrats.

Sous la pression des grévistes, cette ville de kakandé (Kolabouyi) a passé la nuit dans le loir, les travailleurs du réseau sont plus que jamais sur le front de l'application de leurs décisions, c'est-à-dire pas de courant sans la régularisation des salaires impayés depuis 22 mois.

Malgré la proposition de 15 millions de francs guinéens hier nuit aux manifestants pour remettre le courant avant d'entamer une table des négociations, les jeunes sont restés campés sur leurs décisions.

Après cela, les responsables de l'ANAIM ont tenté de les faire comprendre que le transformateur a été troué pour normaliser le courant.

A cette occasion, notre interlocuteur nous a révélé une corruption qui tourne au tour de la gestion du central thermique. « Pourquoi maintenant c'est 1200 litres et pourtant par le passé c'était 800 litres pour faire tourner la centrale de Kolabouyi », s'est-il interrogé.

Après une grève de 48 heures, la société de l'ANAIM a fait marche en arrière en promettant aux jeunes et s'engager sur la régularisation des salaires impayés de 22 mois puis faire venir 4 transformateurs pour normaliser le courant.

Pour enfin maitriser la situation, une réunion de crise est prévue demain samedi entre la direction de L'ANAIM, les travailleurs du réseau électrique, la sous-préfecture et la commune rurale de Kolabouyi.

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