Congo-Kinshasa: La gratuité de l'éducation face au défi du financement

Le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel a annoncé que l'enseignement de base dans les écoles publiques gratuit et obligatoire sera effectif dès cette année scolaire. Une table-ronde sur la mise en place de cette gratuité se termine ce samedi 24 août à Kinshasa. Pour parvenir à son effectivité, plusieurs défis sont à relever, dont le financement.

Le budget 2019, d'environ sept millions de dollars américains alloué au ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), ne prend pas en compte la prise en charge de la gratuité de l'enseignement de base pour les quatre premiers mois de cette année scolaire.

A moins de deux semaines de la rentrée de classe, cette situation n'inquiète pas le ministre de l'EPSP Emery Okundji. « Le budget peut être réajusté. On peut demander un correctif budgétaire. La volonté politique du président de la République est manifeste. La gratuité bientôt va devenir une réalité dans notre pays. »

Et la tâche de trouver des ressources innovantes et additionnelles a été confiée au Fonds de promotion de l'Education nationale (FPEN) qui est au cœur de cette table ronde sur l'opérationnalisation de la gratuité de l'enseignement de base.

« La voie budgétaire est compliquée mais il faut aller dans le sens de la parafiscalité, estime Jacques Ngoma Baku, le directeur du FPEN. C'est comme ça que nous allons petit à petit résoudre ce problème-là. » Dans sa commission, plusieurs pistes sont déjà évoquées. « On peut, par exemple, solliciter que l'autorité politique comprenne qu'on alloue à ce secteur de l'enseignement une quantité de la TVA. »

Disposition constitutionnelle et promesse ferme de Félix Tshisekedi, la concrétisation de la gratuité de l'enseignement de base est parmi les plus grands défis auxquels devra faire face rapidement l'actuel pouvoir.

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