Sénégal: La FAO suggère d'exploiter le potentiel de l'aquaculture

Dakar — L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) insiste sur la nécessité pour le monde de s'appuyer sur l'aquaculture, pour répondre à la hausse prévue de la demande en poisson et en produits à base de poisson.

Dans un nouveau rapport, l'agence spécialisée des Nations unies annonce que l'augmentation attendue de la population mondiale devrait "entraîner une hausse de la consommation de poisson d'environ 1,2 pour cent par an lors de la prochaine décennie".

"La production de poisson et de produits à base de poisson devrait dépasser les 200 millions de tonnes d'ici à 2030", précise un communiqué de presse de la FAO, citant le rapport intitulé "L'Etat des ressources génétiques aquatiques mondiales pour l'alimentation et l'agriculture".

Pour les auteurs de ce rapport, la production des pêches de capture mondiale s'étant "stabilisée aux alentours des 90-95 millions de tonnes par an, avec près d'un tiers des stocks de poisson de mer étant le fruit de la surpêche, il y a peu de chances pour une hausse de la production à l'avenir, sauf si l'on travaille à une gestion plus efficace des pertes et du gaspillage".

"La hausse prévue de la demande en poisson et en produits à base de poisson doit donc être satisfaite à partir de l'aquaculture. Dans un tel contexte, une utilisation responsable et durable des ressources génétiques aquatiques sera essentielle pour arriver à cet objectif" estime la FAO.

Elle rappelle la disponibilité de "nombreuses technologies" pour améliorer les ressources génétiques aquatiques.

La FAO "recommande de travailler sur des programmes de reproduction sélective sur le long terme, capables d'augmenter la productivité des espèces aquatiques de 10 pour cent pour chaque génération".

Selon le rapport, toutes les espèces d'élevage ont des espèces sauvages apparentées dans la nature, mais un grand nombre de ces espèces sauvages sont menacées et ont besoin d'être identifiées et protégées en priorité. Les pays sont par conséquent invités à "développer des politiques et à mettre en œuvre des actions dans ce sens".

Le rapport prévient des impacts potentiels qu'auraient les fuites d'espèces des fermes aquacoles sur la biodiversité et sur les écosystèmes et appelle à une utilisation responsable des ressources génétiques aquatiques indigènes et non indigènes.

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