Ile Maurice: Vol de chiens - un Français allègue avoir été séquestré par la police

Il n'est pas près d'oublier le jour où la police a perquisitionné sa maison à Bel-Ombre. Guillaume France, qui a été accusé d'avoir volé deux chiens de chasse d'une valeur de Rs 80 000 par une compagnie sucrière pour laquelle il travaillait, revient sur son arrestation. «Ils étaient une trentaine de policiers... Ils m'ont mis à terre et m'ont tabassé à coups de matraque dans ma cour avant de me passer les menottes.» Le Français affirme même à l'express avoir été «séquestré» avant d'être emmené au poste de police.

Guillaume France, qui était venu à Maurice pour développer une chasse, raconte que les chiens en question sont ceux d'un ami. Celui-ci les lui aurait «prêtés» pour le travail. Selon le Français, il a été licencié et s'est donc rendu sur son lieu de travail pour récupérer ses affaires personnelles, dont les chiens. Or, le 14 août, dit-il, une trentaine de policiers ont débarqué chez lui sans mandat de perquisition et en tenue civile et l'ont accusé du vol de deux setters anglais. «Je leur ai dit que je peux prouver que ces deux chiens sont 'ma' propriété et j'ai même produit un papier pour confirmer mes dires», poursuit notre interlocuteur.

Il a alors appelé son avocat, Neeven Parsooramen. «Après avoir confié mon appel téléphonique à l'un des hommes, mon homme de loi m'a confirmé qu'ils ont trouvé un terrain d'entente et j'ai compris qu'un rendez-vous avait été fixé dans l'après-midi.» Sauf que, soutient Guillaume France, les policiers sont restés sur place. «Je leur ai dit qu'ils n'ont rien à faire devant ma maison, mais on m'a mis à terre avant de me passer les menottes.» C'est à ce moment qu'il aurait été brutalisé par des officiers. Ces derniers lui ont ensuite pris la clé pour récupérer les chiens, selon le quadragénaire.

Avant d'être conduit au poste de police, il aurait été emmené à la plage de Bel-Ombre. «On m'a nettoyé le visage taché de sang et de plaies et je dirais que j'ai été séquestré», allègue le Français. D'ailleurs, fait-il ressortir, une fois au poste de police, les enquêteurs ont dû l'emmener à l'hôpital étant donné qu'il perdait beaucoup de sang. Et là-bas, ajoute l'ancien chef éleveur, il a été menotté à son lit.

Le suspect récalcitrant, se défend la police

Sollicitée pour sa version des faits, une source policière proche du dossier réfute les allégations du Français. Le suspect s'est montré récalcitrant le jour de la perquisition, soutient-elle. De confier qu'un inspecteur a même été blessé lors d'une altercation et a dû prendre quatre jours de repos. «Il dit avoir été victime de brutalité policière. Mais pourquoi n'avoir pas alerté la magistrate lors de sa comparution en cour ? Au contraire, il était difficile à maîtriser.» Du côté de l'ex-employeur, le directeur ne souhaite pas faire de commentaire car une enquête est en cours. «La police a des éléments de preuve et on ne va pas commenter sur les allégations faites.»

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