Sénégal: Conditions de la libération de Karim Wade par grâce présidentielle - Le «deal» de Doha dévoilé

Le fils de l'ancien chef de l'Etat, Karim Wade a été bel et bien demandeur d'une grâce présidentielle.

Cette révélation est des responsables libéraux frondeurs, à savoir Oumar Sarr et Babacar Gaye qui informent que de sa prison à Rebeuss, Karim Wade avait menacé de quitter le Parti démocratique sénégalais (Pds) si le parti ne participait au dialogue initié en 2016, et ayant abouti à sa libération par grâce présidentielle.

Du nouveau dans les conditions de la libération de Karim Wade par grâce présidentielle. En effet, contrairement aux idées véhiculées çà et là sur le supposé refus catégorique du fils de l'ancien président de solliciter une libération de la part du chef de l'Etat par grâce présidentielle, Karim Wade aurait accepté d'être gracié par Macky Sall.

La révélation est des frondeurs du Pds, suite au remaniement opéré sur le Secrétariat national du parti en faveur de "Wade fils" et ses hommes. Lors de la conférence de presse tenue hier, vendredi 23 août, Oumar Sarr a informé que l'idée de rencontrer Macky Sall pour lui parler de la libération de Karim Wade lui était venue à l'esprit suite à une visite qu'il avait rendu à Rebeuss avec concerné qui «dépérissait».

A son avis, il a demandé à ce dernier de lui accorder l'autorisation de rencontrer le président Macky Sall pour lui en parler. C'est ainsi, selon lui, qu'il a été voir le chef de l'Etat qui lui a dit qu'un dialogue national sera organisé et constituera l'occasion d'en discuter.

A l'époque, poursuit le désormais ex-Secrétaire général adjoint du Pds dans le nouvel attelage, l'ancien président Wade n'était pas d'accord pour la participation de son parti à ce dialogue. De l'avis du maire de Dagana, «Karim Wade a menacé de quitter le Pds si le parti ne participe pas au dialogue».

Des propos confirmés par l'ancien Porte-parole du parti. En effet, Babacar Gaye renseigne qu'il était le seul, avec Me Wade, à refuser que le PDS prenne part à ce dialogue national lancé par le chef de l'Etat.

Toutefois, face à la menace de la personne qui devait bénéficier de ce dialogue, de quitter le parti, en l'occurrence Karim Wade, par la voix de son avocat, le "Pape du Sopi" et lui ont dû se résigner à participer à ces échanges. Résultat des courses, selon les frondeurs, deux mois plus tard, Karim Wade bénéficie de la grâce présidentielle pour s'envoler vers Doha. D'un ton railleur, parlant de l'absence de Karim Wade au Sénégal malgré les nombreuses annonces, Oumar Sarr dira : «on l'avait menacé de le ramener en prison, il n'est pas venu».

D'ailleurs même, il pense «qu'en déclarant lui-même qu'il allait venir, il avait dit lui-même que son exil n'était plus forcé», bottant en touche tous ceux qui soutiennent que Karim Wade est en exil forcé au Qatar. Pour ce qui est du dialogue de cette année 2019, boycotté par le Pds, Oumar Sarr explique qu'en réalité, Me Wade était pour la participation du Pds, mais que c'était son fils Karim Wade qui a opposé son véto. C'est qui expliquerait, à son avis, l'absence du Pds à ces concertations.

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