Cote d'Ivoire: Morts suspects à Dianra - Aka Aouélé explique le nombre élevé des décès

On aurait pu limiter les dégâts. C'est ce qu'a laissé entendre hier le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Dr Aka Aouélé, concernant le décès de 28 personnes à Yérétielè. Recevant des journalistes au ministère, au Plateau, dans le cadre de son adresse pour la journée africaine de la médecine traditionnelle, le premier responsable de la Santé est revenu sur la situation dans cette localité de la sous-préfecture de Dianra.

D'abord, il a précisé qu'il ne s'agit pas en tant que tel d'un mal mystérieux. « A la vérité, en matière de maladie, il n'y a rien de mystérieux aujourd'hui. Il faut toujours un temps pour déterminer les origines du mal, même quand les gens meurent.

Il faut toujours faire un diagnostic. C'est donc ce qui se passe actuellement à Yérétielè », a-t-il expliqué. Concernant le nombre élevé de décès (28 personnes) dont 9 cas présentant les signes cliniques identifiés de la maladie, Dr Aka Aouélé a expliqué que cela est dû à la perception des populations.

« Le directeur départemental de la santé de Mankono qui m'a donné les premières informations m'a dit qu'ils n'ont pas été informés très tôt. Qu'est-ce qui s'est passé ? On dit que le mal est mystérieux parce que les populations ellesmêmes n'ont pas voulu se présenter dans les centres de santé.

Cela est très important. Les populations elles-mêmes ont considéré que ce n'est pas une maladie relevant de la médecine moderne. Vous connaissez nos coutumes et traditions. Et donc, elles se contentaient de se soigner sur place. C'est ce qui a aggravé la situation.

Car, à première vue, le directeur départemental de la santé de Mankono ne pouvait le savoir », a-t-il déclaré, ajoutant que c'est lorsque le mal s'est empiré que ce dernier a été saisi et s'est rendu à Yérétiélè. « Lorsqu'on lui a répondu qu'il ne s'agit pas d'une maladie de médecine moderne et que les concernés ne peuvent se rendre à l'hôpital, il a fait un travail de sensibilisation communautaire.

Il est allé voir les chefs de village pour leur expliquer qu'il n'y a pas une maladie qui ne puisse pas être traitée par la médecine conventionnelle. Il a donc fait un plaidoyer pour que les malades puissent aller à l'hôpital. C'est comme ça que sur place, il a pu constater 9 cas », a-t-il expliqué.

Les laborantins ont alors été saisis pour faire des prélèvements et un rapport a été transmis à l'Institut national de l'hygiène publique (Inhp), la structure habilitée pour les cas d'épidémie. L'institut a donc envoyé une équipe pour appuyer le district sanitaire sur place. Le ministère est donc dans l'attente des résultats.

Cependant, le commissaire du Gouvernement a promis se rendre à Dianra dans les jours à venir. En attendant, conformément au règlement sanitaire en vigueur, tous les malades et tous ceux qui sont susceptibles d'être touchés par la maladie, a-t-il rassuré, sont pris en charge gratuitement et la surveillance sanitaire est de mise.

Faut-il le rappeler, dans un communiqué, le ministère de la Santé annonce le décès de 28 personnes à Yérétiélè de juillet à août 2019.

Neuf cas de décès présentaient les signes cliniques suivants : des œdèmes au niveau du visage et des membres inférieurs ; une constipation, des douleurs thoraciques (douleurs au niveau de la poitrine) ; des ballonnements abdominaux ; une fatigue générale et des vomissements.

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