Afrique de l'Ouest: Vers un conflit diplomatique entre le Togo et le Ghana ?

C'est du moins la grande interrogation, à seulement deux jours de l'échéance donnée par le préfet du Golfe Komlan Agbostè aux populations de Noudokopé et de Gbétsiogbé pour démolir leurs maisons et vider les lieux.

En tout cas, alors que l'on est à la veille de l'expiration de la mise en demeure, la tension est persceptible dans les faits et gestes, surtout près des populations qui sont convaincues d'avoir acheté leurs terrains près des propriétaires terriens que sont les Anthony Kotokou dont le droit de propriété ne souffre d'aucune ambigüité.

Si on retrouve dans ce dossier des acquéreurs de terrain à Gbétsiogbé et Noudokopé des Togolais, il faut aussi considérer le fait que nombre des habitants de cette localité sont des Ghanéens installés au Togo et qui y ont acheté des terrains pour mener paisiblement leurs activités économiques.

Des informations qui sont ressorties de nos investigations sur le terrain ce mardi, à la suite d'une nouvelle rencontre de ces populations avec la presse, "des milliers de ressortissants Ghanéens auraient acquis des lots dans ces deux localités en bordure de mer dans la zone portuaire et sont certainement concernés par cette mise en demeure".

Une situation qui amène à se demander ce qu'il en sera de ces Ghanéens installés au Togo, en cas de déguerpissement, au moment où l'on se fait apôtre de la CEDEAO des peuples et continue de crier sur tous les toits, l'effectivité de la libre circulation des personnes et des biens.

Une source proche de cette affaire qui a fait l'objet de débat houleux quelques semaines plus tôt entre les propriétaires, acquéreurs de terrains, populations et le préfet du Golfe qui se porte garant de la SAZOF qu'il dit être le désormais propriétaire des 16 hectares objet de litige, a indiqué que le dossier est suivi de près par l'Ambassadeur du Ghana au Togo.

On espère qu'une activation des couloirs diplomatiques sera salutaire et permettra de surseoir à l'exécution de cette menace qui risque de semer de brouille entre les deux pays frères.

En tout cas, il y va de l'intérêt de toutes les parties prenantes dans ce dossier vu la confusion règne dans l'interprétation de ce dossier de manière générale, où la SAZOF dit avoir acheté le terrain de personnes dont la Collectivité Anthony Kotokou, propriétaire des terrains, contexte quelque légitimité à agir en leur nom, jusqu'à aller vendre leurs terres.

C'est ce que recommande en tout cas le bon sens, pour éviter que l'on ne fasse encore plus de victimes d'injustice sociale, surtout dans un mandat que Faure Gnassingbé a marqué du sceau du social.

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