Afrique: Education - Plus de la moitié des enfants réfugiés à travers le monde n'est pas scolarisée

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) révèle, dans un rapport intitulé « Redoubler d'efforts : l'éducation des réfugiés en crise », que sur les sept millions d'enfants réfugiés d'âge scolaire, trois millions sept cent mille, soit plus de la moitié, ne vont pas à l'école.

« Nous manquons à notre devoir à l'égard des réfugiés en ne leur donnant pas la possibilité de développer les compétences et les connaissances qui leur sont nécessaires pour préparer leur avenir. L'école accorde une deuxième chance aux réfugiés », a indiqué dans le rapport, Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés. « Nous devons investir dans l'éducation des réfugiés. Le cas échéant, nous devrons supporter le coût d'une génération de jeunes condamnés à grandir sans pouvoir s'assumer, trouver du travail ou contribuer pleinement à leurs communautés », a-t-il poursuivi.

Ce nouveau rapport demande également que les réfugiés soient inclus dans les systèmes nationaux d'éducation, plutôt que de les cantonner dans des écoles parallèles informelles. Ils doivent également être autorisés à suivre les programmes d'enseignement officiels et reconnus dans l'enseignement pré-primaire, primaire et secondaire. Ils pourront ainsi acquérir des qualifications reconnues, le seul tremplin vers l'accès à l'université ou à la formation professionnelle supérieure.

À l'heure actuelle, même si les adolescents réfugiés parviennent à surmonter les obstacles pour accéder au secondaire, seulement 3% d'entre eux seront assez chanceux pour décrocher une place dans un établissement d'enseignement supérieur. C'est bien peu en comparaison des 37% qui en ont la possibilité à travers le monde.

Le HCR appelle aussi à une position plus réaliste de la part des établissements scolaires, des universités et des ministères de l'éducation en ce qui concerne les documents exigés pour l'inscription. De nombreux réfugiés se voient refuser l'accès à l'école car ils ont laissé derrière eux leurs certificats de scolarisation et d'examens ainsi que leurs papiers d'identité quand ils ont fui leur foyer. Même lorsque ces documents sont en leur possession, certains pays hôtes refusent de reconnaître les certificats délivrés dans les pays d'origine des réfugiés.

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