Sénégal: Arachides - Une série de restrictions empêchent au secteur de s'adapter selon la Banque mondiale

Photo: Lejecos
Culture de l'arachide

Dans son rapport « Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence », la Banque mondiale fait un focus les secteurs de l'arachide et des télécommunications.

«Les secteurs de l'arachide et des télécommunications ont été sélectionnés pour une évaluation approfondie, car les restrictions réglementaires strictes et l'absence de réglementations favorables à la concurrence dans ces secteurs affectent la diversification, la croissance et le bien-être des consommateurs », analyse la Banque mondiale.

Dans son analyse, elle souligne qu'une série de restrictions dans des segments consécutifs de la chaîne de valeur de l'arachide a empêché le secteur de s'adapter aux tendances mondiales. «Bien que ces restrictions visent à améliorer le fonctionnement du marché, elles entraînent en fait une accumulation de distorsions du marché qui entravent le développement de ce secteur crucial », explique-t-on.

Couvrant environ la moitié des terres arables du Sénégal et employant 482 000 agriculteurs, rappelle-t-on, le développement de la filière arachidière est une priorité pour l'État du Sénégal.

«Cependant, l'importance du pays en tant que fournisseur mondial d'arachides et d'huile d'arachide n'a cessé de décliner ces dernières années.

Dans certains cas, les interventions de l'État semblent avoir un impact négatif non intentionnel sur les producteurs et les consommateurs et empêcher les acteurs du marché de réagir aux tendances du marché, comme le passage, pour les exportations mondiales, de l'huile d'arachide aux arachides entières.

Elle relève que trois marchés le long de la chaîne de valeur de l'arachide sont essentiels pour déterminer les résultats du marché pour les agriculteurs, les consommateurs et la création d'emplois, à savoir : le marché des intrants, le marché de l'arachide brute et le marché des huiles végétales.

La Banque mondiale estime que la prise en charge des questions prioritaires du point de vue des marchés et de la concurrence s'avère essentielle pour le développement de la chaîne de valeur et peut compléter les interventions gouvernementales plus larges sur le développement des marchés, telles que le développement de normes et de qualité de produits adéquates, les systèmes d'irrigation et l'agriculture contractuelle, ainsi que les mesures d'atténuation des risques pour les agriculteurs, notamment l'assurance-récolte et les mesures de protection sociale.

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