Cameroun: Rentrée scolaire - La sécurité devra être assurée

Illustration - Des salles de classe vides au Cameroun

Recommandations du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo vendredi dernier au cours d'une réunion instruite par le président de la République.

Les réunions trimestrielles d'évaluation de la situation sécuritaire du pays, instruites par le président de la République, chef des forces armées se suivent, mais ne se ressemblent pas. Celle de vendredi 30 août 2019 dans la salle des conférences du ministère de la Défense n'a pas dérogé à la règle. Elle intervenait à quelques jours de la rentrée scolaire 2019-2020. Dans un contexte marqué par une forte mobilisation de la communauté nationale pour permettre à tous les enfants du Cameroun de jouir d'un droit fondamental : celui à l'éducation. Particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Vendredi 30 août 2019, comme d'habitude, le huis clos était de rigueur au cours de cette rencontre.

Dans son propos introductif, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo est revenu sur la situation spécifique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Les terroristes et autres bandits armés, bien que subissant de sérieux et cuisants revers au quotidien, ne désarment toujours pas. Ils continuent à s'illustrer par des actes violents sur les civils, les membres des forces de défense et de sécurité, les fonctionnaires et agents de l'Etat, les enseignants, les religieux, sans oublier la destruction de certains infrastructures et équipements collectifs » a-t-il souligné.Des actes de violence qui n'ont donc pas épargné le milieu scolaire.

Pour Joseph Beti Assomo, la rentrée scolaire se présente cette année comme un enjeu particulier pour un retour à la normale dans ces deux régions. « Les forces de défense et de sécurité doivent plus que par le passé, prendre toutes les dispositions pour une sécurisation optimale de la rentrée scolaire par la protection des écoles, des collèges, des lycées, des enseignants ». Une action qui devrait permettre de faire prospérer la mobilisation tous azimuts du gouvernement, des forces vives, des autorités administratives, élites et clergé des deux régions concernées en vue de faire bénéficier à la jeunesse, « son droit à la jeunesse et lui éviter ainsi les incertitudes de l'avenir. C'est le sens de l'opération « Back to school » à laquelle les forces de défense et de sécurité prennent une part active », a poursuivi le Mindef. La rencontre s'est articulée autour des exposés des commandants des cinq régions militaires interarmées et ceux de gendarmerie.

L'on notait la présence à ces travaux d'invités spéciaux, à l'instar du ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, du directeur général de la Recherche extérieure, Léopold Maxime Eko Eko. Le Mindef avait à ses côtés, le secrétaire d'Etat, chargé de la gendarmerie nationale, Galax Etoga, le général de corps d'armée, chef d'état-major des armées, René Claude Meka, les chefs d'état-major centraux et assimilés, le général de brigade aérienne, chef d'état-major particulier du président de la République, Emmanuel Amougou et des représentants de la Garde présidentielle.

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