Sénégal: Résilience à la violence - Les jeunes de Dakar plus nombreux à sortir de la violence avec 43,2%

Le Carrefour d'études et de recherche-action pour le développement et la démocratie (Ceradd) de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis a publié un rapport sur « les déterminants de la résilience des jeunes à la violence.

Les jeunes qui résident dans la grande ville (Dakar) sont plus nombreux à être sortis de la violence (43,2%) que ceux des villes secondaires (31%) et des petites villes (16,7%).

Ainsi il existe une corrélation positive entre la taille de la ville et la résilience secondaire et cette corrélation est statistiquement significative au seuil de 5%.

Le constat est fait par le Carrefour d'études et de recherche-action pour le développement et la démocratie (Ceradd) de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb).

Selon le document, quant au quartier, il ressort que les jeunes vivant dans les cités loties qui ont à un moment de leur vie basculé dans la violence sont 55,6% à en être ressortis contre respectivement 39% pour ceux des quartiers lotis mais non cités et seulement 36% des quartiers populaires.

«Ces résultats, mis en rapport avec ceux sur la résilience primaire, semble indiquer que les jeunes des quartiers populaires, alors qu'ils sont en pourcentage plus nombreux à entrer dans la violence, sont aussi plus nombreux à avoir des difficultés d'en ressortir », lit-on dans le document.

Quand le père est encore en vie, explique-t-on, 38,2% des jeunes qui sont tombés dans la violence en sont ressortis, contre 31,6% quand le père est décédé.

Ainsi, la survie du père semble donc influencer positivement la résilience secondaire, mais cette influence n'est pas statistiquement significative. Il convient néanmoins de souligner que ce résultat est à l'exact opposé de ce qu'on observait au niveau de la résilience primaire.

Contrairement à la survie du père, on observe une relation plutôt négative entre survie de la mère et résilience secondaire.

En effet, parmi les jeunes dont la mère est décédée, seulement 35,3% qui sont entrés dans la violence en sont ressortis. Cette proportion atteint 47,8% chez ceux dont la mère biologique est décédée. Mais les différences ne sont pas statistiquement significatives.

En conclusion de cette analyse descriptive, pour les jeunes rentrés dans la violence, en sortir est relativement difficile puisque seulement 38% ont réussi à s'en extirper.

Quand on compare les liens entre les différents facteurs et d'une part la résilience primaire (le fait de ne jamais avoir été violent) et d'autre par la résilience secondaire (le fait d'être sorti de la violence après y être entré), on aboutit parfois à des résultats contradictoires, à savoir que ceux qui sont résilients primaire ne sont pas forcément résilients secondaire. C'est le cas par exemple des filles et des jeunes trentenaires.

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