Madagascar: Infrastructures et équipements - Une politique nationale en cours d'élaboration, pour plus d'efficience

Signature d'accord de partenariat sur la PNDIE, entre le MAHTP, l'OIT, le PAGE-GIZ et le Programme PROSPERER.

Pour la première fois, Madagascar aura sa Politique nationale des infrastructures et équipements (PNDIE). Disponible dès cette année 2019, cette politique vise la bonne gouvernance, la coordination et le développement.

Il ne suffit plus de construire. Il faut le faire de manière efficace et efficiente. C'est ce qu'a soutenu le ministre de l'Aménagement, de l'Habitat et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo, lors de la cérémonie de signature d'accord pour l'élaboration du PNDIE, hier à Anosy. En effet, il s'agit d'une grande première. D'après les explications, cet instrument de cadrage intersectoriel mettra fin aux mauvaises allocations des ressources qui n'ont que peu d'impacts sur la vie de la population et de l'économie. Plusieurs dimensions sont prises en compte dans l'élaboration de cette politique, incluant l'emploi, la qualité du capital humain, l'environnement, les changements climatiques, etc. De ce fait plusieurs partenaires sont engagés dans l'élaboration de cette PNDIE. Il s'agit de l'OIT (Organisation International du Travail), le Programme PAGE GIZ/PRCCC de la Coopération allemande, ainsi que le Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, via le programme PROSPERER. « Madagascar figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique. Froid, chaleur, pluies intenses, des saisons plus longues, etc. autant de facteurs ont des impacts conséquents sur différents secteurs comme la pêche, l'énergie, l'agriculture et les infrastructures. Les activités dans ces secteurs doivent donc être réadaptées au changement climatique. C'est la raison pour laquelle, nous sommes impliqués dans cette élaboration. Il faut que les infrastructures soient résilientes et permettent le développement du pays », a déclaré la coordinatrice de PAGE-GIZ.

Approche HIMO. Egalement présent à la cérémonie d'hier, le directeur de l'OIT pour Comores, Maurice, Seychelles et Madagascar a mis en avant le nouveau modèle d'approche structurée HIMO (Haute intensité de main d'œuvre) développée par l'OIT. D'après ses explications, ce système présente des bénéficies multiples. « Outre la réalisation de l'infrastructure, il y a la création d'emplois productifs, décents et durables. L'approche facilite également la transition des activités informelles vers le formel. Elle offre une redistribution de revenus et une réduction de coûts de construction, ainsi qu'un partage équilibré des marchés entre les petites et les grandes entreprises », a-t-il indiqué.

Projets géolocalisés. Certes, l'approche de l'OIT est plus bénéfique à la grande masse. Pour le ministre Hajo Andrianainarivelo, plusieurs aspects sont à considérer, dans le cadre de l'élaboration de la PNDIE, outre le principe de moindre coût. « Il faut un équilibre régional dans la construction d'infrastructures, faire en sorte qu'aucun territoire à Madagascar ne soit délaissé. En outre, des problèmes sont à régler au niveau des infrastructures routières. Bien que nous bénéficions de subventions, souvent des crédits à long terme d'un minimum de 20 à 30 ans, les routes construites dans ce pays ne durent pas plus de 10 ans. Dans certaines zones, il arrive que qu'une infrastructure fait l'objet de plusieurs financements et plusieurs appels d'offres. Désormais, tous les projets seront géolocalisés, pour qu'on puisse vérifier en un clic si jamais il existe un double financement. En conclusion, cette politique nationale PNDIE permettra de prendre en compte toutes ces dimensions. Nous avons encore de nombreux défis à relever. Avec la croissance démographique, les besoins en infrastructures sont également croissants », a expliqué le ministre. Bref, la mise en œuvre de la PNDIE apportera donc des solutions aux problèmes actuels des infrastructures et équipements à Madagascar.

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