Congo-Kinshasa: Affaire Xénophobie - Des marches de protestation et un sit-in annoncés ce jeudi et vendredi devant l'ambassade de l'Afrique du Sud

Un homme gît mort sous une bâche en argent dans la section de la ville blanche du canton de Kwathema.

La xénophobie bat son plein dans le pays de Nelson Mandela. L'Afrique du sud qui, autrefois avait pourtant bénéficié de l'aide de tout africain, est devenue de nos jours un enfer pour les autres ressortissants du continent. La mort de l'étudiant congolais en Afrique du Sud a réveillé les esprits et la révolte. Trop c'est trop ! Face à cette situation, des marches de protestation sont projetées pour ce jeudi 5 et vendredi 6 septembre 2019. Un sit-in est prévu devant l'ambassade de l'Afrique du Sud en RDC. Les citoyens congolais sont donc invités à protester contre le racisme non seulement des sud-africains, mais de manière générale.

La nation arc-en-ciel est actuellement devenue le théâtre de violences xénophobes. Tout a commencé le dimanche 1er septembre par une vague de violences et de pillages, après la mort de 3 personnes incendiées dans un bâtiment du centre-ville de Johannesburg, avant de se propager dans d'autres quartiers de la ville, puis à Pretoria. Deux corps carbonisés ont été retrouvés ce mercredi 4 septembre à Johannesburg dans un commerce réduit en cendres. Les dégâts causés du 1er au 4 septembre, soit 3 jours de violence ont fait des dégâts énormes. Des dizaines de magasins ont été vandalisés à Johannesburg et à Pretoria. Cette situation a créé un sentiment d'inquiétude dans les communautés immigrées de la capitale sud-africaine.

Au vu de ces actes barbares, les langues se sont déliées, les africains ont condamné avec la dernière énergie ces atrocités. En RDC, à Kinshasa particulièrement, des marches de protestations et un sit-in devant l'ambassade de l'Afrique du Sud sont prévues ce jeudi 5 et vendredi 6 septembre. Les citoyens congolais, les étudiants, les mouvements citoyens, en l'occurrence la Lucha et tant d'autres seront dans la rue pour protester contre la xénophobie des sud-africains. Les congolais exigent des mesures sévères contre les ressortissants sud-africains, afin de mettre un terme à cette barbarie néfaste que subissent leurs frères et sœurs congolais ainsi que tous les africains en Afrique du Sud.

Pour sa part, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a, dans une vidéo postée sur Twitter, condamné ces violences xénophobes car, dit-il, les attaques visant des commerçants étrangers sont totalement inacceptables. "Je veux que cela cesse immédiatement", a-t-il martelé.

Conséquences fâcheuses

Le président du Rwanda, Paul Kagame, Félix Tshisekedi de la RDC et Peter Mutharika de la Malawi se sont retiré du forum économique mondial prévu à Capetown en Afrique du sud. La Zambie vient également d'annuler son match amical de football face au bafana bafana.

De son côté, Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga, a exigé des sanctions contre les auteurs de ces actes. Sur son compte Twitter, exprimant ses compassions aux victimes, il dit "assez de larmes et de pleurs. L'Afrique a besoin aujourd'hui d'unité. Les actes de xénophobie inqualifiables et impardonnables commis en Afrique du sud par des extrémistes doivent être sévèrement réprimés. Il y va de l'avenir de notre continent".

La xénophobie, qui est une attitude d'hostilité et de discrimination à l'égard des étrangers, n'a pas sa raison d'être en Afrique.

Il serait plutôt souhaitable que les africains cessent de s'attaquer les uns les autres, mais plutôt accepter de travailler ensemble pour rélever le continent africain. C'est le seul moyen de la libération économique et de la prospérité. Il est plus que temps que les africains disent non à la barbarie et à la sauvagerie. Mutiler, s'entretuer violemment, piller et détruire ne fera que reculer ce beau continent richement béni.

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