Cameroun: Routes - Ces tronçons à problèmes

Véritable calvaire pour les usagers, ils suscitent l'interrogation permanente des populations qui aspirent à mieux circuler chaque jour.

Difficile, voire impossible d'emprunter un moyen de locomotion dans la ville de Douala, ou d'entrer dans un bureau, sans entendre plaintes et autres récriminations des populations sur l'état des routes en général dans la ville, et de certains tronçons en particulier.

A longueur de conversations, d'entretiens et autres discussions, les uns et les autres égrènent ce qui tend à devenir une rengaine des mauvais axes : Besseke, Sandaga-Chantier naval, parcours Vita, carrefour Rhône-Poulenc, Total Makepe-Hôpital général, Cité des Palmiers, Bonabassem, Nyalla etc., la liste est loin d'être exhaustive.

Une rengaine qui est en fait une supplique aux « décideurs » de mettre un terme à ce calvaire. Celui de ces tronçons de route à problèmes dans la capitale économique du Cameroun, qui donne d'elle une mauvaise image. Illustrations. Sandaga-Chantier naval.

Un tronçon rectiligne d'à peine quatre cents mètres, criblé de trous, de crevasses, de nids-de-poule et autres bondés d'eau en cette saison des pluies.

Et difficile pour les automobilistes d'apprécier leur profondeur, avec tous les risques pour les véhicules, les usagers et même les marchandises. En son milieu, un tracé de voie ferrée donnant sur le rond-point Deido.

Pour les parcourir, il faut compter pas moins de cinq minutes, voire dix et plus quand il y a des embouteillages, avec en prime les risques encourus du fait des inégalités de la chaussée, ou ce de qui en reste.

Ça tangue dans tous les sens, obligeant les chauffeurs à zigzaguer. Les chargements et autres conteneurs risquent de se retrouver sur les véhicules alentour ou sur la chaussée. C'est même déjà arrivé, la file de véhicules qui s'y aventurent chaque jour peinent à parcourir la distance, offrant bien souvent un spectacle hallucinant d'incivisme et d'embouteillages.

Autre exemple. Carrefour Bonabassem-prolongement Boulevard de la République. La chaussée à double voie refaite il y a seulement quelques mois s'est dégradée d'un côté, obligeant de nombreux véhicules à rouler à contre-sens, quand ils ne se disputent pas le trottoir avec les piétons. Et on ne compte plus les accidents qui s'y produisent dans ce jeu trouble de chacun pour soi.

Il en est ainsi de ces deux axes comme de nombreux autres dans la ville de Douala. Pour les populations, qui ne savent plus à quel saint se vouer, la situation actuelle sur ces axes appelle des solutions urgentes. « Cette route a été réhabilitée il y a quelques mois, regardez dans quel état elle se trouve aujourd'hui », s'indigne un habitant de Bonabassem.

« Et vous avez des gens de la Communauté urbaine qui viennent plutôt ici harasser les transporteurs et les petits commerçants », fulmine un chauffeur de taxi. L'interrogation lancinante des populations, sur le rôle des uns et des autres et notamment sur qui doit faire quoi sur tel axe ne trouve pas toujours de réponses, et tend à se transformer en accusations.

Si force est de reconnaître que de nombreux efforts sont faits par les différentes parties prenantes (ministère des Travaux publics, ministère de l'Habitat et du Développement urbain, Communauté urbaine, mairies d'arrondissement), beaucoup reste à faire pour parvenir à un niveau d'entretien routier acceptable dans la cité.

Avec pour principal mode d'action, l'anticipation et la réalisation effective des travaux promis. On comprend donc que le communiqué du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala fin août, sur la réhabilitation de certains axes routiers, soit perçu comme une véritable lueur d'espoir, appelée à démêler l'écheveau de la nébuleuse de l'entretien routier à Douala.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.