Cameroun: Barrage hydroélectrique - A la relance pour Grand Eweng

Le ministre de l'Eau et de l'Energie a rencontré les populations des localités concernées par le projet hier, 5 septembre, à Pouma.

« Je suis venu sensibiliser les populations des localités qui seront impactées par le projet de l'important barrage de Grand Eweng. » Propos du ministre de l'Eau et de l'Energie tenus à Pouma ce 5 septembre, au sortir d'un échange à huis clos avec les représentants desdites populations ainsi que des autorités locales.

Gaston Eloundou Essomba venait de boucler là la première articulation d'une visite de travail entamée hier en Sanaga-maritime et consacrée au projet susmentionné.

« Un projet de grande envergure », a rappelé le Minee, duquel est attendu un productible de 1.800 MW. De fait, Gaston Eloundou Essomba est surtout venu dissiper une atmosphère qui n'était pas des plus sereines autour du futur barrage.

Ainsi, si des travaux avaient démarré sur le terrain, notamment dans le cadre des études, « il y a eu une incompréhension entre les équipes techniques du projet et les populations », a expliqué le ministre. Plus concrètement, le processus tel qu'engagé n'était pas de nature participative. Au grand étonnement des riverains - pour dire le moins.

« Nous sommes donc venus pour une refondation de ce projet, en privilégiant ce processus participatif », a souligné le Minee.

Les bases en ont donc été jetées au cours de l'échange, auquel ont pris part les directeurs généraux d'Eneo, de Edc, de la Sonatrel, de l'Arsel et d'Hydromine, maître d'ouvrage du projet de barrage, ainsi que les gouverneurs du Littoral et du Centre.

Ces deux chefs de terre prendront ensuite le relais, a encore indiqué le ministre de l'Eau et de l'Energie : ils ont la charge de redescendre sur le terrain, « d'aller de village en village » pour expliquer aux populations le bien-fondé de ce projet. Lequel projet, avec son réservoir d'une portée de 42km, va immanquablement avoir des impacts sur l'environnement et sur les populations riveraines.

D'où l'annonce de mesures d'atténuation. Plus précisément, un programme d'accompagnement socio-économique, afin de minimiser les désagréments envisagés (ennoiement des cultures, déplacement/changement d'habitat, etc.).

Les regards sont désormais tournés vers l'avènement de ce nouvel ouvrage, tournant attendu de l'histoire de l'énergie au Cameroun.

Situé dans la Sanaga-maritime (région du Littoral) et dans le Nyong-et-Kelle (région du Centre), le barrage, annoncé pour 2026, sera le plus grand du pays en termes de hauteur (plus de 80m) et de volume des travaux.

Il est situé en basse Sanaga avec un réservoir de tête de plus de 2 milliards de mètres cubes, pouvant permettre de fiabiliser la gestion des eaux combinées du Bassin versant intermédiaire et des quatre autres grands réservoirs déjà construits en amont, Lom-Pangar, Mapé, Bamendjin et Mbakaou.

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