Cote d'Ivoire: Manifestation d'étudiants non-inscrits au titre de l'année académique 2017-2018 - La présidence de l'université montre la voie de la réintégration

7 Septembre 2019

Une fin de non recevoir. En tout cas, sauf revirement de sa part, la présidence de l'Université Félix Houphouët-Boigny (UFhb) n'ouvrira pas les inscriptions pour les étudiants retardataires au titre de l'année académique 2017- 2018, déjà bouclée.

C'est ce que le vice-président de l'institution, chargé de la pédagogie et de la vie universitaire, le Pr Affian Kouadio a déclaré hier devant les journalistes réunis à la salle de conférence de la présidence.

En effet, accusée par un collectif dit d'étudiants non-inscrits, se présentant comme victime d'une injustice et accusant l'université de vouloir les exclure, la présidence a tenu à donner sa version des faits. Pr Affian Kouadio a expliqué que l'université a ouvert les inscriptions et réinscriptions au titre de l'année 2017-2018, du 30 novembre 2017 au 2 mars 2018.

« Normalement à cette date, comme dans toutes les universités du monde aucun individu ne devrait se présenter à la scolarité pour réclamer une inscription. Mais, pour prendre en compte d'éventuels retardataires, 3 prorogations ont été accordées, au terme desquelles 51 588 étudiants se sont inscrits », a relaté le conférencier.

Avant de poursuivre pour dire que tout au long du processus qui a duré des mois, une campagne de sensibilisation qui avait pour thème « zéro non-inscrit, au titre de l'année universitaire 2017-2018 » a été menée à la fois par le bureau exécutif de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), les délégués d'amphi et la scolarité elle-même.

Ces équipes ont sillonné les différentes Ufr et les cités universitaires pour convaincre les étudiants à venir s'inscrire. « En pleine année universitaire 2018-2019, soit précisément le 19 juin 2019, c'est avec surprise que l'équipe de direction a noté qu'un collectif d'individus se réclamant étudiants non-inscrits, a organisé un sit-in sur l'esplanade de la présidence de l'université, pour demander la réouverture des inscriptions pour le compte de l'année académique 2017-2018. Ce collectif a été reçu par le comité de direction ce même jour. Et il lui a été signifié l'irrecevabilité de sa requête », a déclaré Pr Affian Kouadio, justifiant cette décision par le fait que ces inscriptions à n'en point finir sont source de divers problèmes dont le calcul des heures complémentaires avec les enseignants.

En tout état de cause, soucieux de l'avenir des membres de ce collectif, le Conseil de l'Université, a-t-il signifié, a décidé de leur offrir une porte de sortie. « Elle consiste en ce que chacune et chacun des concernés, sollicite sa réintégration pour lui permettre de se réinscrire et de reprendre les études là où il ou elles, les ont abandonnées », a-t-il expliqué.

En clair, s'est encore voulu plus explicite le conférencier, même si un étudiant a suivi les cours en licence 3 (L3) par exemple et composé dans les différentes matières, sans s'être inscrit, il l'a fait de façon frauduleuse. Car il n'est pas dans cette base de données. L'étudiant en question est considéré comme étant en L2 où il s'était inscrit.

Pour le Pr Affian Kouadio, il est temps de mettre fin à la culture de non-inscription qui ne fait pas bon ménage avec le système LMD.

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