Congo-Kinshasa: A travers la FAO - La RDC engagée dans le renforcement du secteur de Pêches

C'est dans la salle de représentation de la FAO qu'a eu lieu, le vendredi 6 septembre 2019, l'atelier de lancement des activités du projet sur l'actualisation du plan Directeur des Pêches en RDC. Cet outil de travail revêt, en effet, une grande importance pour le développement du secteur de Pêches et élevages et, servira, selon les parties prenantes dans ce projet, à gérer durablement les ressources halieutiques dans le pays. Cet atelier a également consisté à fournir l'assistance préparatoire pour l'actualisation du plan Directeur des Pêches aux agents de ce secteur, en vue d'une gouvernance renforcée dans le domaine de la pêche.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) est donc engagée à doter les agents de l'administration des pêches et des parties prenantes dans ce travail, des techniques et connaissances. Ceci, en appui au processus de planification pour la formulation de l'avant-projet et de l'actualisation du Plan Directeur des Pêches. Au cours de cet atelier, le représentant pays de la FAO, Aristide Ongone Obame a appelé les congolais à s'approprier ce projet pour son efficacité et sa réussite.

"La nécessité de disposer d'un Plan Directeur de Pêches actualisés conformément à la requête du Gouvernement s'avère une urgence", a-t-il commenté. "Celui élaboré en 1987 contenant des informations de base vieilles de plus de 20 ans, ne cadre plus avec les réalités actuelles du secteur. Voilà pourquoi, le Gouvernement congolais et la FAO se sont engagés à donner au pays un outil opérationnel de planification permettant d'appuyer une gestion rationnelle et durable de ses ressources halieutiques".

La FAO a, à cet effet, alloué un budget de 120.000 USD sur ses propres ressources pour entamer le processus d'élaboration du Plan Directeur des Pêches. Cet avant-projet, comme l'a si bien élucidé Aristide Obame, permettra de mobiliser par la suite les financements nécessaires pour finaliser l'actualisation du plan Directeur des Pêches, en vue de doter le pays d'un outil efficace pour améliorer la gouvernance du secteur des Pêches.

Gestion des ressources halieutiques

Pour atteindre ces objectifs, ledit projet s'est proposé de renforcer les capacités nationales de l'administration des pêches et des autres parties prenantes non seulement sur le processus de l'élaboration d'un avant-projet et de l'actualisation du plan Directeur des Pêches, mais aussi sur les enquêtes et les évaluations nécessaires à mener sur terrain pour collecter les informations recherchées.

Quant au Directeur de Cabinet du Ministre de la Pêche et Elevage, M. Gaspard Nzita, il a salué l'avènement de l'élaboration de cet outil et a salué le soutien de la FAO. "Pour renforcer la gestion du secteur des Pêches, la RDC avait en effet élaboré, avec l'appui de la FAO/PNUD, un plan Directeur des Pêches en 1987 pour une durée de 10 ans. Les prévisions de ce plan ciblaient l'horizon 2000 avec des objectifs précis à atteindre notamment, l'augmentation sensible de la production c'est-à-dire passer de 150.200 à 573.000 poissons par an", a-t-il déclaré.

A l'en croire, ce plan n'a pas marché suite aux pillages généralisés de 1991 et 1993, qui ont détruit le tissu économique. D'où, la nécessité d'établir un bilan diagnostique actualisé du secteur des Pêches était la seule alternative pour renouveler les règles en matière d'exploitation et de gestion des ressources halieutiques. Raison pour laquelle, précise Gaspard Nzita, le Gouvernement de la RDC à travers le Ministère de Pêche et élevage a sollicité l'appui de la FAO.

Appropriation

Par ailleurs, Aristide Obame a lancé un appel aux agents de l'administration des pêches, de s'approprier et de mettre leur cœur au profit de ce projet qui est toutefois profitable aux congolais et à leur épanouissement économique. Dans la foulée, l'un des participants a soulevé la question de l'entretien de l'environnement aquatique pour permettre aux poissons de bien se nourrir. Il appert que certains endroits à Kinshasa, à l'instar de la cité du fleuve, où pouvaient évoluer les poissons, sont devenus des bâtiments et ces habitants aquatiques ont disparu. Pour lui, il faut laisser les eaux tranquilles, pour favoriser la croissance des poissons.

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