Maroc: Le déficit commercial s'accentue à fin juillet

L'écosystème de la construction automobile baisse de 3 points

Le déficit commercial du Maroc s'est à nouveau creusé à fin juillet 2019. Selon les chiffres dévoilés récemment par l'Office des changes, les échanges commerciaux au titre des biens ont continué d'enregistrer un accroissement des importations plus important que celui des exportations.

Au titre des sept premiers mois de 2019, les échanges commerciaux ont été marqués par une hausse du déficit commercial de 4,3% à 5.066 MDH, après l'accroissement des importations à 10.376 MDH et des exportations à +5.310 MDH, a relevé l'Office soulignant que le taux de couverture s'est établi à 57,8% au lieu de 58,1% un an auparavant.

En détail, il ressort des statistiques que « la hausse des importations de biens est imputable principalement à l'accroissement des importations de biens d'équipement (+6.099), des produits finis de consommation (+3.151 MDH) et des achats de demi-produits (+2.990 MDH) », a-t-il expliqué dans une note sur ses indicateurs des échanges extérieurs du mois de juillet.

L'Office des changes a souligné, en revanche, que les importations des produits énergétiques, des produits bruts et des produits alimentaires ont accusé une baisse respectivement de 959 MDH, 570 MDH et 445 MDH.

En ce qui concerne les importations de biens d'équipement, l'Office fait état d'« un accroissement de 8,8% ou +6.099 MDH par rapport à fin juillet 2018 : 75.236 MDH contre 69.137 MDH, ce qui représente 58,8% de la hausse totale des importations ».

Parallèlement, les importations de demi-produits ont connu également une augmentation de 5% correspondant à +2.990 MDH, pour atteindre 62.394 MDH contre 59.404 MDH un an auparavant. Tandis que les importations de produits finis de consommation ont affiché un accroissement de 5%, soit 3.151 MDH.

En baisse de 2,1% (959 MDH), la facture énergétique s'est, de son côté, établie à 45.038 MDH contre 45.997 MDH une année auparavant, sa part dans le total des importations se situant à 15,5% contre 16,4% un an auparavant.

Sous l'effet essentiellement de la baisse des quantités importées (3.963mT contre 4.086mT, soit -3%), et en dépit de la hausse des prix de 1,5% (5.685 DH/T à fin juillet 2019 contre 5.602 DH/T un an auparavant), les approvisionnements en gasoil et fuel-oil se sont élevés à 22.532 MDH contre 22.888 MDH à fin juillet 2018 (-356 MDH), a fait savoir l'Office.

Concernant ses indicateurs des échanges extérieurs du mois de juillet, l'Office des changes fait état d'une hausse des exportations qui sont passées de 162.984 MDH au cours de la même période de l'année précédente à 168.294 MDH.

Cette évolution fait suite à l'accroissement des exportations observé au niveau d'un certain nombre de secteurs tels que l'agriculture et agroalimentaire qui a atteint 38.066 MDH contre 35.730 MDH, soit +6,5%; l'aéronautique (9.255 MDH contre 8.297 MDH, soit +11,5%); l'automobile (44.311 MDH contre 43.448 MDH, soit +2%); phosphates et dérivés (29.998 MDH au lieu de 29.136 MDH, soit +3%).

A propos de la dynamique des exportations du secteur automobile à fin juillet 2019, dont la part dans le total des exportations s'est élevée à 26,3% contre 26,7% un an auparavant, l'Office des changes a expliqué qu'elle est essentiellement due à « la progression des ventes du câblage (18.604 MDH au lieu de 17.523 MDH une année auparavant, soit +6,2%) et dans une moindre mesure de l'intérieur véhicules et sièges (2.672 MDH contre 2.546 MDH, soit +4,9%) ».

Selon l'Office, l'écosystème de la construction automobile a ainsi représenté la part la plus importante avec 44,8% à fin juillet 2019, en dépit du fait qu'il a perdu 3 points par rapport à juillet 2018, notant que ce secteur est suivi du câblage avec 42%.

S'agissant de la hausse des exportations des phosphates et dérivés à fin juillet, la note l'a attribuée à la progression des ventes d'acide phosphorique (+1.696MDH), atténuée toutefois par la baisse des ventes des phosphates et des engrais naturels et chimiques. Ainsi, la part de ce secteur dans le total des exportations s'est stabilisée à 17,8% contre 17,9 % à fin juillet de l'année dernière.

A noter également que la balance des échanges de services a fait ressortir un excédent en hausse de 12,5% ou +5.329 MDH, alors que les recettes voyages ont atteint 40.948 MDH à fin juillet 2019 (5,8%), et les dépenses voyages ont affiché une hausse de 721 MDH (6,7%).

Toujours dans le volet exportations, l'Office a relevé, en revanche, que les ventes du secteur du textile et cuir, du secteur «autres extractions minières» et celles du secteur électronique ont enregistré une baisse respectivement de 297 MDH, 235 MDH et 60 MDH.

Les collectivités territoriales dégagent un budget excédentaire à fin juillet

La situation provisoire des charges et ressources des collectivités territoriales dégage un excédent global de 6,2 milliards de dirhams (MMDH) à fin juillet dernier contre 5,5 MMDH un an auparavant, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

Cet excédent tient compte des dépenses d'investissement de 6,33 MMDH et d'un solde positif de 232 millions de dirhams (MDH) dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, indique la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances locales de juillet 2019.

Le bulletin fait également état d'une augmentation des recettes ordinaires des collectivités territoriales de 5,5% à 25,6 MMDH et des dépenses ordinaires de 0,6% à 13,3 MMDH, rapporte la MAP.

L'accroissement des recettes ordinaires s'explique par la hausse de 10,8% des recettes gérées par l'Etat, de 6,3% des recettes transférées, conjuguée à la baisse de 3% des recettes gérées par les collectivités territoriales, précise la même source, notant que l'augmentation des dépenses ordinaires est le résultat d'une hausse de 0,6% des dépenses de personnel, de 0,7% des autres dépenses de biens et services et de 0,2% des charges en intérêts de la dette.

L'exécution des budgets des collectivités territoriales à fin juillet 2019 a, ainsi, dégagé un solde ordinaire positif de 12,3 MMDH contre un solde ordinaire positif de 11 MMDH enregistré un an auparavant, relève la TGR.

Par ailleurs, les dépenses d'investissement des collectivités territoriales se sont établies à 6,3MMDH contre 6MMDH au cours des sept premiers mois de 2018, soit une augmentation de 5,4%, précise la même source.

Cette hausse s'explique notamment par l'augmentation des émissions au titre des projets intégrés (1.825 MDH contre 1.400 MDH) et des travaux neufs et grosses réparations (1.343 MDH contre 1.164 MDH), conjuguée à la diminution des émissions au titre des programmes nationaux (2.079 MDH contre 2.416 MDH).

Ainsi, les dépenses globales réalisées par les collectivités territoriales (dépenses ordinaires, dépenses d'investissement et remboursements du principal de la dette) se sont établies à 20,7 MMDH, en hausse de 2,4% par rapport à leur niveau à fin juillet 2018. Elles se composent à hauteur de 64% de dépenses ordinaires.

Par ailleurs, le bulletin fait savoir que l'excédent dégagé par les budgets des collectivités territoriales auquel s'ajoutent les recettes d'emprunt de 1,23 MMDH a permis le remboursement du principal de la dette pour 1,139 MMDH et la reconstitution des fonds disponibles pour 6,3 MMDH.

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