Congo-Kinshasa: Les heures de diffusion de la musique dans les débits de boissons et églises non couverts désormais réglementée

9 Septembre 2019

Les éléments de la Police nationale congolaise sont déployés, depuis vendredi dernier dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa, pour s'enquérir de l'application de la mesure édictée par le gouverneur de Kinshasa, relative à la diffusion de la musique dans les débits de boissons, églises et espaces funéraires non couverts dans la ville de Kinshasa, de dimanche à vendredi jusqu'à 21 h30 et le samedi jusqu'à 24 heures.

A dater de vendredi 6 septembre 2019, les heures de diffusion de la musique dans les débits de boissons, églises et espaces funéraires non-couverts dans la ville de Kinshasa sont réglementées. Ainsi en a décidé le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila.

Le ministre provincial en charge de l'Intérieur et de la Sécurité, Dolly Makambo, a communiqué ces heures aux populations des vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa, à partir du boulevard Kimbuta, dans la commune de N'Djili. Ce, à l'occasion du lancement, au non du gouverneur de la ville, de l'opération « Kinshasa sans nuisance ».

Ainsi, de dimanche à vendredi, la diffusion de la musique dans les débits de boissons (terrasses, « nganda », bistrots, etc.), églises et espaces funéraires non-couverts, est interdite à partir de 21 heures 30'. Les gens peuvent y rester au-delà de 21 heures 30', mais sans musique. Cette mesure ne concerne pas les boîtes de nuit, précise le gouverneur de la ville.

Le samedi, par contre, il est interdit de diffuser de la musique dans les débits de boissons, églises et espaces funéraires non couverts à partir de 24 heures.

Le ministre provincial a expliqué que l'annonce de cette mesure a été précédée par une tournée qu'elle a effectuée pendant deux mois dans les vingt-quatre communes de la capitale. Cela pour s'enquérir des difficultés auxquelles est confrontée la population kinoise. Au nombre de ces difficultés figurent l'insécurité causée par les « kuluna » (bandits de grand chemin, ndlr), les marchés pirates et la pollution sonore. Laquelle, a-t-on noté, est la plus en vue dans la capitale. Et les débits de boissons, les églises et les espaces funéraires non-couverts ont été pointés du doigt.

C'est ce qui explique, après l'opération « Kin-Bopeto », celle de « Kinshasa sans nuisance » qui a été lancée à partir du boulevard Kimbuta. Dont le choix, s'est justifié le ministre provincial Dolly Makambo, est dû au fait qu'il y a été constaté une affluence nombreuse des gens et une pollution sonore sans pareille. Laquelle provoque le trouble de voisinage.

Tout en recommandant la population à adhérer à cette opération, le ministre a fait valoir que « la ville de Kinshasa appartient à tous les Kinois et que par conséquent les problèmes qui s'y posent doivent être résolus par tous ».

Dolly Makambo a saisi cette opportunité pour annoncer qu'après le lancement de cette opération, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) seront déployés dans les vingt-quatre communes de la capitale. D'un côté, pour s'enquérir de l'application de la mesure édictée par le gouverneur de la ville de Kinshasa relative à la réglementation des heures de diffusion de la musique dans les débits de boissons, les églises et les espaces funéraires non-couverts et de l'autre, pour dénoncer les récalcitrants à l'autorité.

Enfin, il a recommandé les responsables des débits de boissons, églises et espaces funéraires à faire preuve de civisme, en se conformant à cette mesure qui vise l'intérêt général. « Les éléments de la Police qui sont déployés dans les communes ont reçu des consignes de ne pas vous tracassez, c'est-à-dire de saisir vos instruments de musique et vos chaises», leur a-t-il signifié.

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