Burkina Faso: Le président de la Commission, Newton Ahmed Barry, a apporté des réponses appropriées aux différentes préoccupations de ses invités

Elucus ? Oui, d'accord, mais rien ne presse. Dites-moi d'abord, vous voulez des élucubrations comme ci ? Ou des élucubrations comme ça ? Des élucubrations en mode Kombissiri ou des élucubrations en mode Kienfangué ? Néanmoins je vous ai compris. Tout ce que vous voulez c'est des élucubrations. Alors, des élucubrations en voici en voilà.

Attendez une minute que je me renseigne auprès de l'honorable Noufou Ouédraogo. La campagne présidentielle a-t-elle commencé ?

Il ne se passe pas un jour sans que Ouaga extra-muros ne soit pris d'assaut par des partis politiques pour des meetings. Pas anti constitutionnel ça ? Noufou me le dira.

Quelle histoire ! Pabré, Koubri, Komki Ipala et même jusqu'à Kaya. Et il ne faut pas chercher loin ce sont les partis Baobab qui sont dans l'arène avant l'heure.

Des noms ? Y a rien à cacher : Le MPP, l'UPC, le CDP et l'autre CDP qui aux dernières nouvelles a décidé de s'auto-débaptiser pour s'auto-baptiser.

Hé hé ! 2020 ! On verra ce qu'on verra.

Dans sa dernière sortie de pré campagne, Zeph a affirmé qu'en 2020 tous les partis de l'opposition feront bloc pour affronter le seul Soleil levant. Venant de qui de droit, de l'opposant en chef, si cette déclaration n'est pas une bombe, elle est une bombe.

Et c'est curieux de constater qu'elle soit passée tel un épiphénomène dans le Faso-sphère. Aurait-on cru à un poisson d'avril en ce septembre pluvieux ? Pourtant Zeph, Zeph un grand qui n'est pas un petit, a parlé pince-sans-rire devant micros et projecteurs.

Pour notre plaisir, on aimerait bien voir se concrétiser ce scénario. Le top des tops des présidentielles au Faso. Le moins qu'on puisse dire c'est que le Soleil Levant devra doubler sa dose de wack pour que ses carottes ne soient pas cuites.

Mais ce sera dur. Vous vous imaginez ? Tous les Baobab de l'opposition ne faisant qu'un contre un super Baobab.

Avec en renfort des sous Baobab et des mini Baobab sans distinction d'idéologie. Les socialistes de droite et les libéraux de gauche, même combat. Les Sankaristes purs et durs et les Sankaristes durs et purs même combat.

L'ADF/RDA... et l'UNDD/RDA même combat. Le PAI Soumane Touré et le PAI Phil O, même combat.

Les pros Chinois de Ablassé et les anti Chinois de Alpha Barry. Même combat. Les UPCistes de Zeph et les UPCistes de Simboro même combat. Les CDPistes de Eddie Komboïgo et les CDPistes non CDP de Kadré Désiré Ouédraogo même combat.

Au Bantaaré, Monsieur Emile nous avait raconté l'histoire d'un Naaba Gaulois du nom de Napoléon qui voulait vassaliser tous les pays d'Europe. Ces derniers se regroupèrent pour dire non à la dictature.

Ces regroupements prirent le nom de Coalition. Ce ne fut pas chose aisée car ils durent endurer plusieurs Coalitions de guerre. Ce n'est qu'à la 7e Coalition qu'ils parvinrent à vaincre le Mogho Naaba Napoléon. L'année 2020 verra-t-elle la Première Coalition démocratique du Faso ?

Minute ! Laissez-moi exprimer en votre nom à tous notre satisfaction et notre fierté à notre président du Faso, chef de l'Etat, Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré. Il a fait honneur à notre pays une fois de plus, et à notre Faso Dan Fani national au Sommet du TICAD7 au Japon.

Merci Monsieur le président d'avoir passé tout votre séjour au pays du Soleil levant en Faso Dan Fani dans cette ambiance impériale où tout le monde était en costume-cravate. Tout le monde sauf notre président qui était en Faso Dan Fani. Comment vous dire Monsieur le président ? Nous sommes contents.

Avez-vous remarqué ? L'habillement du président au Japon a eu ses effets. Au Premier Conseil des ministres qui s'est tenu après les vacances gouvernementales et qui a coïncidé avec le retour du président de Yokohama, tous nos ministres étaient en Faso Dan Fani. Ça n'arrive pas tous les mercredis.

C'est Rémis Dandjinou qui a retenu mon attention. Pas le fait qu'il fût en Faso Dan Fani, non. Mais parce que c'était un Faso Dan Fani authentique. Un Faso Dan Fani vrai de vrai qui ne rappelle en rien les tuniques indiennes ou pakistanaises. Ah oui, il y a Faso Dan Fani et Faso Dan Fani.

Mais, Monsieur le ministre, je vais vous donner un conseil. Chaque fois que vous porterez votre très belle tenue de mercredi passé, ne portez pas un bonnet rouge.

Surtout pas. Moi je l'ai fait un jour. Sans savoir ce qui m'a pris j'ai porté un bonnet rouge pour me rendre au village à Toma-Beach. Dès mon arrivée la première personne qui m'a vu s'est mise à faire hi hi hi ha ha ha en se tordant :

- Les gars, vite, venez voir Toégui hi hi hi il est arrivé. Venez voir son accoutrement.

Le second qui est arrivé se mit à rire encore plus fort :

- Toégui hi hi hi qu'est-ce que tu as fait comme ça ? Tu as l'air d'un Mochichi.

Le ministre Rémis Dandjinou est comme moi. Je veux plutôt dire que je suis comme le ministre Dandjinou. Lorsque j'écoute quelqu'un parler, il faut que je mette une jambe sur l'autre.

C'est nécessaire. Si non je ne peux pas me concentrer. Je suis comme ça. Même lorsque je me trouve le dimanche dans le saint des saints, le vrai saint des saints, pas celui de Kosyam, quand vient le moment d'écouter, je mets une jambe sur l'autre.

Ça ne vous rappelle rien ? Lorsque Rémis Dandjinou était distributeur de cartons rouges... cette interview de Blaise Compaoré... une interview très solennelle... qui par la suite a soulevé un tollé général de la part des gens. Les gens qui ne savent pas ce que se concentrer veut dire.

Monsieur le ministre, nous vous attendons, mais rien ne presse.

N'est-ce pas que je vous avais parlé de la propension de l'ami Ted à me poser des questions idiotes ? Voyez sa dernière :

- Toégui, si on devait te mettre dans une île déserte tout seul, pour plusieurs mois, qu'est-ce que tu amènerais avec toi ?

Quel idiot ! Qu'est-ce que j'amènerais avec moi ? Mais du gnontoro mon type ! Du gnontoro ! Du gnontoro Pour plusieurs mois. Qu'est-ce que j'amènerais d'autre ? Du diamant ? Pas question. Je viens d'apprendre le décès du Professeur Sib Sié Faustin.

Je suis très attristé. Nous étions ensemble il y a une semaine au décès puis au doua du Recteur Yembila Toguyéni.

C'était un homme bien. Gentil. Simple. Quand on se rencontrait il était toujours le premier à me saluer. Avec un sourire. Moi qui suis du Bantaaré et lui de Paris VI. Qu'il repose en paix.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Observateur Paalga

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.