Cote d'Ivoire: Harcèlement sur les réseaux sociaux - L'UNICEF Côte d'Ivoire désigne les responsabilités

La Représentante par intérim de l'Unicef Côte d'Ivoire, Sophie Schavanel, a fait un communiqué de presse relatif au harcèlement et à la violence faite aux jeunes le mercredi 4 septembre 2019 au siège de l'Unicef à Cocody.

Sophie Schavanel, à cette occasion, a indiqué que plusieurs jeunes subissent des harcèlements et des violences sur les réseaux sociaux. Selon elle, il y'a environ 42 % des jeunes sondés qui estiment que cette responsabilité incombe aux pouvoirs publics, 26 % aux sociétés du secteur d'Internet et 20 % aux jeunes eux-mêmes.

Elle a dit : « 33% des jeunes sondés en Côte d'Ivoire ont vu leurs photos et vidéos partagées sans leur accord et 62% ne savent pas vers qui se tourner s'ils sont victimes de violence en ligne.», a expliqué Sophie Léonard.

« La violence en ligne peut être aussi destructrice que toute autre forme de violence. Cette situation nous concerne tous et nous devons en partager la responsabilité ensemble pour faire de l'Internet et des réseaux sociaux, un espace d'échanges plus sûr pour les jeunes. », a-t-elle annoncé.

La Directrice Générale de l'Unicef, Henrietta Fore a dit : « Dans le monde entier, dans les pays à revenu élevé comme faible, les jeunes nous disent qu'ils sont harcelés en ligne, que cela nuit à leur éducation et qu'ils veulent que cela cesse.

Pour améliorer l'expérience qu'ont les jeunes de l'éducation, il faut prendre en compte l'environnement dans lequel ils évoluent en ligne ainsi que hors ligne. », »,a déclaré la Directrice générale de l'Unicef, Henrietta Fore.

S'exprimant à titre anonyme au moyen de l'outil de mobilisation des jeunes, U-Report, près de trois quarts des jeunes ont également dit que le harcèlement en ligne avait lieu le plus souvent sur les réseaux sociaux, parmi lesquels Facebook, Instagram, Whatsapp, Snapchat.

Plus de 35,000 U-Reporters ivoiriens parmi 170,000 U-Reporters issus de 30 pays ont participé à ce sondage. Pour la plupart âgés de 13 à 24 ans. Par exemple, en Afrique subsaharienne, 34% des participants au sondage déclarent avoir été victimes de harcèlement en ligne.

Quelques 39% disent connaître des groupes privés en ligne d'élèves dans lesquels des enfants échangent des informations sur d'autres en vue de les harceler.

Les résultats du sondage remettent en question l'idée selon laquelle le cyberharcèlement entre élèves serait un problème réservé aux pays à revenu élevé.

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