Ile Maurice: Meurtre à Belle-Vue-Maurel - Deux accusés face à la justice 14 ans après

10 Septembre 2019

Partagez cet article

Le meurtre de Nisha Veeranah avait défrayé la chronique en 2005. Et le procès n'a toujours pas pris fin. Après la condamnation de Yesudass Veeranah, l'époux de la victime, en 2013, au tour de deux présumés complices de celui-ci de faire face à la justice.

Tarachand Bahal, connu comme Vijay, répond à une accusation formelle de «giving instructions to commit a misdemeanour» devant la cour intermédiaire. Il nie avoir donné des instructions à son ami Yesudass Veeranah, alors un étudiant en médecine, de cacher le cadavre de Nisha Veeranah, son épouse, dans un cimetière à St Martin. Il a plaidé non coupable en cour ce mardi 10 septembre.

Idem pour l'autre accusée de 53 ans, Premila Woodun, la tante de Yesudass Veeranah, connue comme Fidou, qui répond d'une accusation formelle de «concealing corpse». Elle dément avoir participé à l'inhumation du corps de Nisha Veeranah. Tarachand Bahal a retenu les services de Me Sanjeev Teeluckdharry.

Cette affaire remonte au 5 novembre 2005. Yesudass Veeranah, 24 ans, est avec sa femme, Nisha, en route vers Laventure quand une dispute éclate en chemin. L'époux saisit la tête de sa victime pour la coincer entre ses jambes. Cette dernière meurt étouffée. Il rentre ensuite chez lui avec le cadavre dans le caisson de son 4x4.

Il s'est ensuite rendu chez son ami, Tarachand Bahal, à La Caverne, Vacoas, où il avoue son crime. Selon Yesudass Veeranah, Tarachand Bahal lui aurait donné des idées sur comment enterrer le corps de sa femme. «Li fer traiter dan simitir St Martin é li dir mwa ena enn lékor ki fek antéré kot lantré é ki mo kapav anter lékor la dan mem tom parski later la enkor mou». C'est ainsi que Yesudass Veeranah a transporté le corps de son épouse au cimetière en compagnie de sa tante Premila Woodun. Cette dernière l'aurait aidé à inhumer le cadavre.

Le procès sera pris sur le fond le 9 décembre.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.