Sénégal: Pèlerinage de Nguediaga à Malika - L'exil du Mahdi commemoré par la communaute layénne

11 Septembre 2019

La commune de Malika était le point de convergence de la communauté Layenne, le jour d'Achoura. C'est le plus grand événement, après l'Appel de Diamalaye. Il commémore l'exil du Mahdi durant trois jours dans ce sanctuaire, avec ses quatre compagnons persécutés par les colons qui avaient mis à ses trousses les Forces de l'ordre d'alors.

Tous de blancs vêtu, les talibés layennes ont réitéré leur allégeance au Mahdi. Des hauts parleurs qui distillent des chants à l'honneur du Mahdi qui transportent certains talibés au comble de l'extase.

Ils tombent en transe et sont évacués par les éléments des Sapeurs-pompiers et de la Croix-Rouge. C'est le porte-parole de la famille, Mouhamadou Lamine Laye, qui a tenu en haleine tout un public acquis à sa cause.

Absorbés par les paroles du guide religieux, les talibés écoutent religieusement l'histoire de la grotte de Nguédiaga qui, jadis, était la forêt dense de Malika.

C'est un arbre touffu, en forme de case qui a abrité le Seydina Limamoul Laye de ses ennemis. Et ce lieu de culte est actuellement visité par des milliers de personnes pour perpétuer le geste du Mahdi.

Le coordonnateur du pèlerinage, non moins fils du Khalife, a d'emblée salué les efforts consentis par l'Etat pour une bonne organisation de l'événement.

Il a magnifié le concours du préfet de Pikine qui a beaucoup œuvré pour le respect du cahier des charges conçu lors du CRD au niveau de la Gouvernance. «L'œuvre humaine est ainsi faite, il y a des hauts et des bas. Mais nous pouvons dire que nous avons atteint notre objectif.

Toutes les promesses qui ont été faites par l'Etat ont été respectées à 80%. Donc nous pouvons dire qu'il y a quelques couacs avec Ageroute, nous avons des difficultés en matière de mobilité parce que nous n'avons pas assez de routes, ni assez de parking.

Et nous avions soumis le problème à Ageroute, mais jusque-là ça tarde à se concrétiser. Il y a aussi d'autres routes qui étaient accidentées, il fallait les réparer aussi, mais sans suite.

Aussi le désensablement de certaines routes n'était pas fait, mais nous espérons que la prochaine fois ce sera effectif», a fait savoir Serigne Mandione Laye.

Par rapport au foncier attribué à la communauté, suite au déclassement de la zone, Serigne Mandione Laye se veut clair: «j'ai fini ma mission qui était de régler tous les papiers affairant au bail du site.

Nous avons eu à faire l'enquête... pour le bail; pour le reste, ce n'est qu'une question de formalité», a rassuré le religieux devant ses pairs. Et de poursuivre, sur les projets: «j'ai fait une proposition à la famille et à la communauté.

Nous avons trois axes: un axe pour la famille comme vous le savez à Cambérène, Yoff, la famille a des difficultés pour se faire loger, une partie sera pour cette famille.

Il nous faut aussi des rentes, des moyens et une autre partie sera réservée pour ça car il faut aussi se faire de l'argent.

Et enfin une autre partie pour les talibés, tantôt je parlais d'une discrimination positive, vous pouvez comprendre parce que nous voulons préserver ce site. Nous voulons que les Layennes habitent tout autour du site de Nguediaga», renseigne le coordonnateur.

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Plus de: Sud Quotidien

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