Sénégal: Orientation de tous les nouveaux bacheliers dans le public - Le SAES pose les préalables

11 Septembre 2019

L'achèvement et la livraison avant la prochaine rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus, l'ouverture immédiate de 400 postes d'enseignants-chercheurs, l'augmentation conséquente dès 2020 de la dotation de l'Etat aux universités publiques pour atteindre l'objectif «budgets de vérité».

Voilà entre autres préalables posés par le Syndicat autonome de l'Enseignement supérieur (Saes) pour l'orientation de tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques.

Dans la rupture de contrat entre le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (Mesri) et les établissements privés d'enseignement supérieur (Epes), le Syndicat autonome de l'Enseignement supérieur veut lever toute équivoque avant de donner son point de vue.

En ces termes, le Saes explique: le syndicat rappelle, qu'il est membre de l'Internationale de l'Education (IE), une organisation qui lutte contre la privatisation et la marchandisation de l'éducation et milite pour un enseignement public de qualité accessible à tous.

Autrement dit, les camarades de Malick Fall, Secrétaire général du Saes, ont toujours contesté l'option prise par le gouvernement d'orienter les bacheliers dans les établissements privés.

En effet, le syndicat a toujours prôné une orientation des ressources publiques vers des universités publiques existantes.

Cette décision de l'Etat, relève le Saes, exige le respect d'un certain nombre de préalables avant l'envoi de l'ensemble de ces nouveaux bacheliers dans les universités publiques.

Entre autres mesures, le syndicat veut l'achèvement et la livraison avant la prochaine rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus et l'ouverture immédiate de 400 postes d'enseignants-chercheurs et le recrutement conséquent d'enseignants chercheurs pour arriver au moins à 70% de permanents à l'horizon 2021-2022.

Le Saes invite l'Etat au «paiement des sommes dues aux vacataires qui accompagnent les universités dans leur fonctionnement et le respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015 qui postule en son article 3 que le Ministère de tutelle et les instances pédagogiques déterminent, d'un commun accord, les capacités d'accueil des universités publiques».

Le Saes rappelle au gouvernement l'augmentation conséquente, dès 2020, de la dotation de l'Etat aux universités publiques pour atteindre l'objectif «Budgets de vérité» et couvrir ainsi les dépenses pédagogiques, de recherche et de personnel; la programmation pour un démarrage progressif des Instituts Supérieurs d'Enseignement Professionnel (ISEP).

En addition, dans son communiqué, le Saes dégage toute responsabilité et tient le gouvernement pour responsable de toutes les conséquences néfastes que pourraient entrainer cette décision, si ces préalables ne sont pas respectés, aggravant ainsi la situation difficile des universités publiques.

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