Congo-Kinshasa: Ménage en vue dans la magistrature

Corrupteurs et corrompus sont dans le viseur du nouveau titulaire du ministère de la Justice. Célestin Tunda Ya Kasende a lancé cet avertissement en prenant ses fonctions de vice-premier ministre en charge de la Justice, au lendemain d'une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature. Réunion qui a évoqué la question du remplacement des juges au sein des institutions judiciaires. Peut-on dans ces conditions s'attendre à une purge dans l'appareil judiciaire ?

En prenant ses fonctions, le vice-premier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, s'est voulu rassurant. Nous voudrions que le corps des magistrats reprenne ses lettres de noblesse, a notamment déclaré cet avocat qui totalise plus de 38 ans de carrière au barreau, visiblement au courant de tous les rouages judiciaires. Avec tous les auxiliaires de la justice, les magistrats sont ainsi invités « à s'inscrire dans la dynamique du changement pour un véritable État de droit réclamé par le président de la République ».

Dans l'opinion, cela apparaît comme une interpellation de tout le personnel de la justice dont la réputation a été mise à mal ces derniers mois, surtout avec l'affaire des contentieux électoraux. De nombreuses associations de la société civile, comme l'ACAJ, la VSV et l'Asadho ont demandé la démission de certains magistrats qui, selon elles, s'adonneraient à des pratiques de corruption tant décriées ou seraient tout simplement inféodés à certains courants politiques.

Dernièrement, le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par Benoît Luamba, numéro un de la Cour constitutionnelle, a envisagé la possibilité de procéder au remplacement des juges au sein des institutions judiciaires. Une initiative qui, selon nos sources, aurait été laissée à la discrétion du chef de l'État.

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