Sénégal: L'environnement des affaires s'améliore en juillet

En juillet 2019, note la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le climat des affaires s'est amélioré, en variation mensuelle. En effet, l'indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d'opinion des chefs d'entreprises, a progressé de 9,2 points pour passer au-dessus de sa moyenne de long terme.

Cette situation reflète les orientations favorables des opinions respectives des industriels, des prestataires de services et des commerçants. Sur une base annuelle, l'indicateur de climat des affaires s'est renforcé de 8,5 points, en juillet 2019.

Dans l'industrie, l'approvisionnement difficile en matières premières (28%), la concurrence supposée déloyale (26%), les difficultés de recouvrement des créances (21%) et l'insuffisance de la demande (12%) ont majoritairement constitué les principales entraves à l'activité.

Toutefois, le climat des affaires s'est renforcé (+1,0 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l'effet de l'orientation particulièrement favorable du solde d'opinion relatif à l'emploi de main d'œuvre.

En outre, les industriels sont aussi nombreux en juillet, qu'en juin, à indiquer une hausse de la production et des commandes. Les opinions sur les perspectives de production et de commande du mois d'août 2019 se sont également bien orientées.

En ce qui concerne les stocks de produits finis, autant d'industriels au mois de juillet 2019 qu'en juin les ont estimés supérieurs à la normale. Le solde d'opinion correspondant, reste au-dessus de sa moyenne de longue période.

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (67%), l'accès difficile au foncier (50%), la concurrence jugée déloyale (50%), la fiscalité (33%) et l'accès difficile aux crédits (33%).

Par ailleurs, le climat conjoncturel s'est dégradé (-0,4 point) dans le sous-secteur, entre juin et juillet 2019, en liaison avec le pessimisme des enquêtés sur les perspectives de commandes (publiques et privées). Par contre, les interrogés sont plus nombreux en juillet qu'en juin à estimer un redressement des commandes (publiques et privées).

Concernant l'activité générale et l'évolution des effectifs, les soldes d'opinion sont restés stables et proches de leur moyenne de long terme. Il en est de même pour les perspectives d'activité et d'emploi de main d'œuvre.

Au niveau des services, les chefs d'entreprises interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (57%), la concurrence jugée déloyale (50%), la fiscalité (29%) et l'insuffisance de la demande (21%) comme les principaux facteurs qui limitent le développement de l'activité.

Néanmoins, le climat des affaires s'est fortement amélioré (+16,6 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette bonne orientation reflète les jugements favorables des prestataires sur les commandes reçues, les tarifs pratiqués et le chiffre d'affaires. Leur optimisme relativement aux perspectives de commandes, aux tarifs et au chiffre d'affaires a, de même, contribué à la progression de l'indicateur du sous-secteur.

S'agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (88%), l'insuffisance de la demande (50%), les difficultés liées aux infrastructures (38%) et la concurrence jugée déloyale (38%) sont les contraintes à l'activité les plus citées par les chefs d'entreprises enquêtés.

Toutefois, le climat des affaires s'est renforcé (+3,6 points) en rythme mensuel, sous l'effet de l'orientation positive particulièrement prononcée des soldes d'opinion relatifs au chiffre d'affaires réalisés et en perspectives.

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