Sénégal: Crise à l'IPRES - Le directeur Mamadou Sy Mbengue accuse le PCA

12 Septembre 2019

L'institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) n'est pas en crise. Selon son directeur Mamadou Sy Mbengue qui a donné une conférence de presse hier, mercredi 11 septembre 2019, les agissements à l'encontre de l'Ipres sont commandés et sont l'œuvre du président du comité d'administration, Mamadou Racine Sy.

Selon le directeur de l'institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), le président du comité d'administration (Ca) de ladite institution, Mamadou Racine Sy est derrière les agissements qui contribuent à donner une mauvaise image de sa gestion.

A l'en croire, ce dernier a reconnu qu'il souhaitait effectivement son départ de la direction générale de l'Ipres après lui avoir rendu visite.

« Sur les raisons de ce souhait, le PCA a expliqué qu'on lui aurait soufflé que j'étais avec un grand syndicaliste de ce pays, l'instigateur d'article dénonçant sa longévité à la présidence du comité d'administration, alors que son mandat est terminé depuis près de quatre ans», a-t-il soutenu.

Et de poursuivre : « il me révèle aussi que des proches de l'entourage du Président de la République lui ont soufflé que profitant de ma proximité avec ce dernier, je travaillais à changer la donne à l'Ipres par un transfert de pouvoir du Conseil d'Administration (CA) vers la direction générale et une mise à terme de l'autonomie de gestion».

En conférence de presse, M. Mbengue a souligné que l'Ipres n'est pas en crise. « Je vous dis d'emblée que cette crise est une crise artificielle voire imaginaire puisque vous avez dû constater qu'il n'y a jamais de suite aux annonces fracassantes dans les médias et réseaux sociaux», a-t-il déclaré.

Et de faire comprendre : «cette crise est en train d'inhiber tous les efforts faits par le président de la République et l'Ipres en faveur des retraités qui ont eu 10% d'augmentation de pension dès sa prise de fonction avec l'intervention du comité d'administration».

Une crise autour de cinq problèmes

De l'avis du directeur de l'Ipres, les reproches tournent principalement autour de cinq points dont il a tenté de clarifier. Sur la rupture de médicaments, M. Mbengue a déclaré : « je dois d'abord vous expliquer que la prise en charge médicale des retraités, n'est pas dans les obligations de l'Ipres.

Toutefois, nous avons fait le pari de poursuivre ses activités de prise en charge des retraités et de leurs ayant-droits en y consacrant plus de 4 milliards par an dont près de 900 millions».

Et de renchérir : «mais, la cible constituée principalement de personnes âgées est naturellement maladive et il n'y aura jamais assez de médicaments pour tout le monde et en tout temps.»

S'agissant des dysfonctionnements dans le paiement des pensions, le directeur de l'Ipres a avancé qu'il n'y a jamais eu de retard dans le paiement et que les pensions sont payées à l'avance le 15 de chaque mois pour le mois à venir.

Concernant la fraude des tickets de restauration, le maire de Tivaouane a confié : «au moment où je vous parle les auditions ont bien démarré et la justice nous édifiera sur cette affaire dont les montants annoncés dans la presse ne se fondent sur rien de concret».

S'agissant du détournement à la direction du recouvrement, il a souligné que c'est le fait malheureux d'un agent qui a été tenté par la possibilité de frauder.

Revenant sur le recrutement dont ces détracteurs qualifient abusif, Mamadou Sy Mbengue a estimé «les textes impliquent le bureau du conseil via le Pca dans la gestion des ressources humaines, du recrutement au licenciement en passant par les promotions.»

Pour clore le débat, le directeur l'Ipres a avancé que l'Ipres se porte bien et leurs services fonctionnent sans entraves et que tous les mois, ils parviennent à collecter et à payer 7 à 8 milliards de pension ; soit plus de cent milliards de pension sur l'année en y intégrant les avances Tabaski et régularisations.

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