Afrique: Forum Investir en Afrique - Les objectifs sont atteints, selon le comité d'organisation

L'heure est au bilan de l'évènement après les échanges, la signature de nombreux contrats entre partenaires africains et chinois, puis de la troisième journée consacrée à la visite des sites industriels de la capitale congolaise.

Le président du comité national d'organisation de la cinquième édition du forum, Jean-Jacques Bouya, et les autres coorganisateurs de la République populaire de Chine ainsi que de la Banque mondiale étaient face à la presse, le 11 septembre, à Brazzaville. Tous se sont félicités du succès de la rencontre consacrée aux opportunités de l'Afrique.

L'organisation s'est aussi réjouie de la mobilisation et de la présence de six chefs d'État africains. Six cent deux participants au total ont été enregistrés, contre quatre cents attendus, dont 52% d'investisseurs privés, 35% du secteur public et 13% des partenaires multilatéraux.

L'une des retombées de la rencontre, d'après Jean-Jacques Bouya, les accords et les propositions de partenariat que son pays a conclus avec les investisseurs chinois. Le Congo a bénéficié de trois accords sur les sept signés, notamment la facilité de financement mise à la disposition de la Banque sino-congolaise pour l'Afrique, le contrat ferroviaire et la mécanisation de l'agriculture.

« Il ne s'agit pas de signer pour le prestige mais de voir la faisabilité et la disponibilité des financements », a estimé le ministre congolais des Grands travaux. Il a ensuite salué les engagements en faveur du financement des petites et moyennes entreprises (PME), susceptibles de créer de nombreux emplois, indiquant que l'expertise de la Banque mondiale est cruciale pour accompagner les PME africaines.

« Le message essentiel du forum »

Le vice-président de la Société financière internationale(SFI) pour l'Afrique, du groupe de la Banque mondiale, Sérgio Pimenta, a pu résumer le message essentiel des échanges. Le continent est prêt à accélérer son développement et qu'il faut, selon l'intervenant, l'accompagnement de ses partenaires pour mettre en œuvre ses propres priorités.

Mais l'Afrique ne peut accélérer son développement sans investir dans le capital humain, dans les infrastructures (routes, énergie et la révolution numérique) et la préservation de l'environnement. Tout comme les investisseurs chinois de la Banque chinoise de développement et du Fonds de développement Chine-Afrique, la Banque mondiale a promis d'accroître les actions auprès des États en matière de diversification économique, de formation, d'infrastructure ainsi que de protection de l'environnement.

« Dans le domaine du capital humain, la Banque mondiale soutient les pays à améliorer l'indice du capital à travers le financement de la santé, l'éducation et la protection sociale, en mettant l'accent sur l'autonomisation des femmes et la valorisation des initiatives jeunes », a signifié Sérgio Pimenta.

Promouvoir le secteur privé local

Le continent s'est engagé à accroître l'intégration régionale, à tirer des opportunités offertes par la nouvelle zone de libre-échange économique continentale. Pour cela, il place son secteur privé au centre de son programme de développement économique à travers le mécanisme du partenariat public-privé (PPP).

Pour le président directeur général d'Africa50, Alain Ebobissé, les PPP ont un rôle majeur dans la construction des infrastructures sur le continent africain. En tant qu'outil de la Banque africaine de développement, Africa50 milite pour une forte implication du secteur dans les chantiers sur le continent, en lien avec son concept de financement innovant.

« Il y a un consensus en Afrique sur la nécessité de renforcer les PPP dans tous les secteurs de développement, impliquant une volonté des décideurs politiques en faveur de l'amélioration du climat des affaires et de la transparence dans l'octroi des marchés », a fait savoir ce participant, soulignant que le recours aux PPP interpelle sur le choix des investisseurs, les modalités de transfert de risque au secteur privé et l'épineuse question de l'endettement des pays.

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