Cameroun: Edifices publics - Le problème d'entretien se pose

Nombre de ces bâtiments présentent un état peu reluisant, au grand dam des usagers

Appelés à être la vitrine de nos administrations, de nombreux édifices publics et locations administratives de Douala présentent, n'ayons pas peur des mots, un visage hideux. Ils semblent abandonnés, dans l'indifférence des responsables qui les occupent. Et la nature ayant horreur du vide, s'empresse ici et là de s'installer. Avec des résultats visibles par tous.

Ainsi peut-on tomber, dans les cours de certains édifices, sur des plaques aux marques floues, avec le nom de l'institution qui se devine plus qu'il ne se lit. Le mât du drapeau, ou ce qui en tient lieu, complètement défraîchi, pour une étoffe vert-rouge-jaune pas toujours soignée...

Autres tableaux : des habits sur un séchoir barrent l'entrée d'un bâtiment public sous le regard indifférent du vigile. Des herbes folles poussent un peu partout : sur la cour, les toitures, les balcons... L'eau dégoulinant des tuyauteries inonde la cour. La peinture se laisse deviner et quand elle résiste, part en lambeaux.

A l'intérieur, il y a aussi à redire. Paillassons et tapis élimés jusqu'à la corde, couloirs obscurs, ampoules en piteux état et plafond qui branle, encombré de toiles d'araignée. Si vous tombez sur la mauvaise salle d'attente, ce sont de vieux fauteuils qui vous tendent les bras. Ne comptez pas sur les rideaux pour redonner de l'éclat. S'il vous vient l'envie d'aller aux toilettes, priez qu'elles ne soient pas hors d'usage... Et bien entretenues. Parfois hors d'usage aussi, les ascenseurs.

Le tableau ainsi décrit n'est en rien caricatural. Il n'est que la triste, mais réelle représentation de plusieurs de nos édifices publics. «Pourtant, des budgets sont mis à disposition pour un entretien de ces structures selon une programmation bien arrêtée pour la peinture, les fauteuils etc. », confie un cadre de l'administration à CT.

La preuve de l'existence de ces budgets apparaît dans les quelques édifices publics bien tenus. Jardins bien taillés, peinture fraîche, salle d'attente avenante, mobilier commode, plaque nominative bien en vue...

Les explications obtenues à la délégation régionale du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, responsable des bâtiments de l'Etat, sont claires. Il revient à chaque responsable ou occupant des locaux, de présenter à sa tutelle l'état des lieux et demander selon le besoin, la rénovation, l'aménagement, l'équipement, l'extension etc. La tutelle peut ainsi, chaque année, dans le cadre de la loi de Finances et de la lettre circulaire d'exécution du budget annuel, faire voter des budgets pour l'entretien des édifices administratifs à sa charge.

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