Burkina Faso: Cancer du col de l'utérus - «Dépisté, tôt on guérit à 100%»

12 Septembre 2019

Une quarantaine de femmes journalistes ont bénéficié du dépistage. Elles ont été choisies pour ledit dépistage car étant le relais pour porter la bonne information sur le cancer du col de l'utérus.

Selon le Pr Blandine Thieba/ Bonané, past-présidente de la Sogob, le cancer du col de l'utérus est « une tumeur maligne, très dangereuse qui se développe au niveau du col de l'utérus », l'utérus étant l'organe féminin qui porte la grossesse jusqu'à terme.

Le dépistage suivi du traitement des lésions précancéreuses du col de l'utérus est selon l'organisation mondiale de la santé, le moyen de lutte le plus efficace contre cette maladie.

L'activité sexuelle précoce, le multi-partenariat, les infections sexuellement transmissibles sont, entre autres, des causes de cette maladie d'après Mme Thieba : « C'est un virus qui est surtout à l'origine de la survenue de ce cancer et ce virus a plusieurs types.

Lorsque la femme est infectée par ce virus, elle l'abrite et c'est ce qui va entraîner des modifications au niveau du col de l'utérus. Ces modifications peuvent régresser ou stagner et développer le cancer ».

Si on le dépiste tôt, le cancer se soigne à 100% a fait savoir la cheffe du département de gynécologie de l'hôpital Yalgado Ouedraogo, Blandine Thieba.

« Quand nous organisons des campagnes de dépistage, c'est pour détecter les lésions précancéreuses qui lorsqu'elles ne sont pas détectées à temps peuvent évoluer vers le cancer.

Si le cancer est diagnostiqué tôt, on peut le soigner mais quand c'est à un stade où il a déjà envahi le col, le traitement au Burkina coûte très chère alors qu'un simple dépistage aurait pu éviter cette situation ».

Un appel a été lancé à toute femme ayant au moins 25 ans à se faire dépister. Au premier dépistage, si le col est sain, le rendez-vous est donné 3 ans plus tard. Les femmes ménopausées ont droit à un dépistage tout autre.

En rappel, la Sogob a été créée en 1992 avec pour objectif de promouvoir une santé de « qualité » de la femme burkinabè mais également de promouvoir des jeunes gynécologues obstétriciens.

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