Cote d'Ivoire: Enjeux d'une cacaoculture durable - Les actions menées par le gouvernement

12 Septembre 2019

L'expansion des cacaoyères au détriment des forêts, l'exploitation des enfants dans les palnatations, la non-maitrise de l'origine des produits commercialés et l'utilisation de pesticides dangeureux ou prohibés sont autant de griefs posés à l'encontre d'une cacaoculture durable en Côte d'Ivoire.

Pour faire face à ces problématiques, des actions ont été menées et plusieurs mesures ont été prises par l'Etat de Côte d'Ivoire.

En marge des travaux de la 100ème session du Conseil international du cacao qui s'est ouverte hier à Abidjan, le Conseil du Café Cacao et le Ghana Cocoa bord échangeront ce matin avec les industriels et les négociants sur la durabilité du cacao.

Au regard de la vision du chef de l'Etat, Alassane Ouattara, de maintenir la Côte d'Ivoire comme un pays forestier par la reconsitution de la couverture forestière, tenant compte de la lutte contre la pauvreté et de la sécurité alimentaire, une politique de préservation, de réhabilitation et d'extension des forêts a été adoptée en mai 2018. Cette politique inscrit la question du devenir des forêts en Côte d'Iovire parmi les priorités de l'Etat et comprend six grands axes.

Pour la mise en œuvre de cette politique, une stratégie de préservation, de réhabilitation et d'extension des forêts (SPREF) a été développée en vue de contribuer à l'amélioration de la couverture forestière de la Côte d'Ivoire en passant d'un taux de couverture de 11% en 2015 à au moins 20% en 2045.

Pour répondre à la problématique de l'expansion des cacaoyères au détriment des forêts, des systèmes agroforestiers en culture du cacao ont été adoptés afin de contribuer à l'effort national de reconstitution du couvert forestier en vue de maintenir les conditions d'une production durable du cacao.

A cet effet, le Conseil du Café-Cacao mettra en œuvre un vaste programme d'introduction d'arbres dans les cacaoyères ivoiriennes avec un objectif d'un million d'arbres à introduire en trois ans dans 50 000 ha de plantation.

Ce programme vise de manière spécifique à sensibiliser les producteurs et les communautés locales sur la réalité du changement climatique, l'importance des forêts, l'adaptation des systèmes de production et la nécessité de contribuer au reboisement par des systèmes agroforestiers et au développement de la commercialisation de sproduits forestiers et du café/cacao forestier.

Il entend, également, gérer de façon durable les plantations de cacao et de café, à travers la mise en œuvre des techniques agroforestières recommandées par la recherche et le développement des marchés de soproduits issus de l'agroforesterie, etc. Un million d'arbres à introduire en trois ans dans 50 000 ha de plantation.

S'agissant de la mise en place d'un système national de traçabilité du produit, le gouvernement ivoirien et les entreprises du secteur ont signé un cadre d'action commune de l'Initiative cacao et forêts (ICF).

Cet accord porte sur huit engagements, dont le renforcement de la cartographie de la chaîne d'approvisionnement avec pour objectif final, l'obtention d'une traçabilité totale, de la plantation au premier point d'achat au niveau national.

Pour atteindre cet objectif, trois composantes ont été identifiées. Notamment, la mise en place effective du système national de traçabilité, l'amélioration de la cartographie de la chaîne d'approvisionnement et la mise en place d'un système de suivi vérifiable pour une traçabilité depuis la plantation jusqu'aux ports.

Concernant la lutte contre les pires formes de travail des enfants, la Côte d'Ivoire a mis en place plusieurs mesures et obtenu de nombreux acquis pour cette lutte.

Il s'agit entre autres, de la mise en place du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l'exploiataion et le travail des enfants (CNS) et du Comité interministériel de lutte contre la traite, l'exploitation et le travail des enfants (CIM).

L'application de la loi sur l'interdiction du travail des enfants a permis l'arrestation de plus de 93 trafiquants et de sécourir de milliers d'enfants. Par ailleurs, la loi sur l'école obligatoire a contribué à maintenir des milliers d'enfants dans le système éducatif jusqu'à l'âge de 16 ans.

L'on note aussi la construction et le financement d'un centre d'accueil pour la prise en charge des enfants victimes d'exploitation par la Fondation Children of Africa à Soubré et soutenu par le Conseil du café cacao ainsi que le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant au travers d'une convention tripartite ; la signature d'accords bilatéraux avec le Mali, le Burkina Faso et le Ghana pour lutter contre la traite transfrontalière des enfants en matière de coopération sous-régionale.

Pour soutenir les efforts du gouvernempent, le Conseil Café-Cacao entend mener des actions de lutte contre les facteurs de vulnérabilité, appuyer les actions de protection des enfants, veiller au respect de la législation en la matière et contribuer aux activités de suivi-évaluation des impacts des actions sur la réduction du travail des enfants.

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