Afrique: Sommet de New York - Le Bassin du Congo a son mot à dire

La position commune de la sous-région a été réaffirmée par Arlette Soudan-Nonault, coordinatrice de la Commission climat du Bassin du Congo et ministre congolaise du Tourisme et de l'environnement, au sortir de la réunion de Brazzaville sur la question.

Le Bassin du Congo abrite le deuxième poumon écologique de la planète, le deuxième réservoir carbone du monde et aussi les tourbières qui sont à 200% des biomasses des forêts ajoutées aux 30% que représente le carbone contenu dans les tourbières, l'équivalent de trois années des CO2 de la planète. Ajouter à cela, les quarante millions de carbone produits par l'ensemble des forêts d'Afrique centrale.

Pour la coordinatrice de la Commission climat du Bassin du Congo, à lui seul, cet espace représente pratiquement 70% de richesse en biodiversité pour l'équilibre mondial. « Nous pensons que nos amis des pays du Nord l'ont bien compris, parce qu'avec tout ce qui s'est passé en Amazonie (l'incendie), le monde commence à réaliser que parmi les trois bassins majeurs, le deuxième c'est le bassin du Congo. Nous sommes donc heureux d'aller à New York au sommet climat, parler d'une seule voix au sein de cette grande assemblée qui va réunir tous les grands décideurs du monde », a-t-elle déclaré.

La diplomatie congolaise aux avant-postes contre le changement climatique

Arlette Soudan Nonault a rappelé que le chef de l'Etat congolais est le président de la Commission climat du Bassin du Congo. Cette commission qui appelle déjà les bailleurs, les partenaires comme le Cafi, l'Agence française de développement, l'Union européenne, à venir la rejoindre parce que le président du Congo a signé avec son homologue français la grande feuille de route qui porte la problématique des forêts de ce pays, des tourbières récemment découvertes.

« Les tourbières, c'est une superficie de 145 000 km² que nous partageons avec notre voisin et pays frère la RDC, qui capture trente milliards de tonnes de carbone, soit l'équivalent de quinze à vingt années d'émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis et de trois ans de toute la planète. La sonnette d'alarme a été tirée pour que nous maintenions la température du climat à 1,5ᵒC, mais pour cela, il faut que la diplomatie climatique que nous voulons porter aux côtés de nos deux grands leaders comme le président Ali Bongo, assurant actuellement la présidence de la Communauté économique des États d'Afrique centrale, comme le président Denis Sassou N'Guesso qu'on ne présente plus depuis RIO+20 qui est l'un des grands qui porte ces questions climats », a-t-elle déclaré.

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