Maroc: Qui d'autres que le WAC ? Sacré trois fois en cinq saisons, les Rouge et blanc semblent les mieux armés

14 Septembre 2019

A moins que le Raja et le HUSA ne bousculent les certitudes

Rien de neuf sous le soleil de l'été : à moins qu'ils ne se mélangent les pinceaux, le Rouge et Blanc paraissent inaccessibles à leurs poursuivants. Ils sont plus armés et ont un effectif dense qualitativement et quantitativement. La venue de l'entraîneur serbe, Zoran Manojlovic, suscite une profonde curiosité, qui pimentera le feuilleton de cette dynastie quasi écrasante, sacrée trois fois au cours des cinq dernières saisons. La manière dont Zoran va tenter de réinventer le WAC, compense quelque peu le sentiment de l'inéluctable et de l'absence de suspense. A moins que le Raja ne bouscule les certitudes établies. Et ce ne serait pas pour nous déplaire. Car même si tout le monde adore Colombo, rares sont ceux qui goûtent au fait que le nom du coupable soit connu au début de l'épisode.

Alors que le WAC a tout pour être le personnage principal du feuilleton national, le Raja quant à lui, détient toutes les cartes en main pour jouer le trouble-fête. Il est temps pour lui de regoûter à l'ivresse du champion, un sentiment qu'il n'a plus connu depuis la saison 2012-2013. Le Mercato estival a été dans l'ensemble réussi, avec notamment le retour au bercail de Mohsine Moutouali. En revanche, la récente rupture de contrat de Coulibaly, un peu moins de trois mois après son arrivée, affaiblit numériquement du moins, l'arrière-garde des Verts. Si d'aventure, Sanad El Warfali est amené à revenir pour faire la paire au côté de Banoun, le hic sera presque réglé.

Au-delà, on sait, aujourd'hui que la probabilité d'un « Big Three » immuable est d'autant plus haute que les forces du HUSA sont assez peu lisibles. Le club d'Agadir continue de progresser année après année. Et on ne serait pas étonné de le voir s'immiscer dans la course au titre, sauf si les joutes africaines ne lui pompent trop d'énergie. Si les forces des poursuivants sont assez peu lisibles et ont peu de chance de créer la surprise, c'est que le Big Three de l'année dernière est en train de tracer une frontière presque infranchissable au niveau de la régularité mais aussi à cause d'un modèle économique qui se base sur la vente des joueurs les plus demandés. Le DHJ, l'OCS, l'IRT ou encore la RSB ont connu un été agité dans la lessiveuse du mercato, dont ont également été victimes les dirigeants du Raja de Béni Mellal et de Khemis Zemamra. Avec 33 départs et arrivées à eux deux, le moins que l'on puisse dire est que la stabilité, gage de succès et de maintien surtout, ne rentre pas dans les petits papiers de leurs dirigeants.

Il y a beaucoup à attendre, il y aura beaucoup à suivre. Maintenir les supporters à leur place mais leur donner toute leur place, ne les priver ni de leur voix, ni de la culture du voyage est un enjeu pour les pouvoirs publics et les clubs. L'entrée en scène de la VAR promise par la FRMF se fait attendre tout comme la transformation juridique des clubs de D1. Mais a priori, pour la première, ce n'était qu'une promesse sans lendemain, et pour le second, ce n'était qu'une menace factice.

Programme de la première journée

Samedi

16h : OCS - OCK

18h : MAT - ASFAR

20h : FUS - IRT

Dimanche

17h : CAYB - RCAZ

20h : RCOZ - MCO

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