Sénégal: Seydou Gueye, sur la gestion du pétrole et du gaz - «Ce dossier est devenu le cheval de troie d'une opposition paresseuse»

16 Septembre 2019

Le ministre-conseiller en Communication à la Présidence de la République estime que la faible mobilisation constatée lors des marches de "Aar Linu Bokk" s'explique par la compréhension des citoyens du dispositif mis en place par le régime du président Macky Sall pour garantir la transparence dans la gestion du pétrole et du gaz.

Invité à l'émission "Jury du dimanche" de Iradio du dimanche 15 septembre, Seydou Guèye qui estime que l'opposition «paresseuse» a fait de la question du pétrole et du gaz son cheval de Troie, s'est prononcé sur beaucoup d'autres sujets de l'heure.

Le régime en place ne compte aucunement se laisser distancer par l'opposition sur les questions de l'heure, surtout sur celles relatives à la gestion des ressources naturelles du pays.

C'est ainsi que le Ministre-conseiller en Communication à la Présidence de la République, Seydou Guèye, invité de l'émission "Jury du dimanche" de la radio Iradio d'hier, dimanche 15 septembre, est revenu sur nombre de questions de l'heure.

Concernant la récurrence de la question de la gestion des ressources naturelles, malgré la saisine de la justice, le porte-parole de l'Alliance pour la République s'en est pris à l'opposition.

De l'avis de Seydou Guèye, «ce dossier est devenu le cheval de Troie d'une opposition paresseuse».

S'attaquant au leader de Pastef les Patriotes, notamment sa dernière sortie faisant état d'une cession par Kosmos des 20% sur les 30% qui lui restaient de notre pétrole à une compagnie nationale du nom de Abu Dhabi, il dira que ce dernier a fait «de la pure invention et de la pure spéculation pour jeter de la poudre aux yeux aux Sénégalais sur le plan de la défense des intérêts».

Pour autant, il semble confirmer le député Sonko car il affirme que cette opération n'a rien d'illégal et ne concerne absolument pas la gestion du gouvernement puisque que c'est une opération entre des privés.

Il se demande, en fait, «comment voulez-vous que le Sénégal puisse constituer une exception pour dire : le pétrole, je vais le gérer d'une façon totalement différente ?».

Il trouve que «ce n'est pas possible», tout en demandant aux détracteurs du régime de connaitre d'abord les règles et les lois en vigueur dans le secteur, tout comme «les modalités pratiques par lesquelles se nouent et se dénouent les coopérations et les alliances».

Pour ce cas d'espèce, Seydou Guèye pense que «sauf volonté de vouloir tromper les Sénégalais, l'Etat du Sénégal ne perd rien, le citoyen sénégalais ne perd absolument rien», contredisant ainsi le leader de Pastef Les Patriotes qui soutient que les Sénégalais perdent énormément, surtout sur la question des taxes.

C'est ainsi qu'il considère la faible mobilisation des populations aux manifestations de la plateforme "Aar Li Nu Bokk" comme une compréhension des citoyens des différents dispositifs mis en place par le régime de Macky Sall, à travers la loi sur la distribution des revenus issus de l'exploitation du pétrole et du gaz, celle sur le contenu local, Cos-Pétrogaz, etc. Il considère que cela a pour effet de garantir la transparence dans le secteur extractif.

PROJET D'EXPLOITATION DU FER DE LA FALEME : Seydou Guèye dément Sonko

Revenant sur la question du contrat sur le fer qui lie le Sénégal à la société Tosyali, le ministre Seydou Guèye réfute tout contrat concernant le fer entre les deux entités. Il indique que «ce qui est principal dans ce contrat, c'est un projet de sidérurgie, un projet industriel et minier».

A son avis, la première composante porte sur les installations industrielles pour produire du fer. Donc, il pense que la «messe est dite», se rapportant à la sortie de Ousmane Sonko admettant, le vendredi dernier, qu'il n'y a pas encore de contrat sur le fer de la Falémé.

A son avis, il y a 3 facteurs à soupeser pour voir si l'intérêt du Sénégal est pris en compte. Pour lui, il faut d'abord voir si ledit projet est créateur de valeur ajoutée, créateur d'emplois au profit des Sénégalais et enfin faire l'objet de transfert de technologies.

Pour tous ces aspects, il répond par l'affirmative. Revenant sur la polémique issue de l'interdiction du voile à l'Institution Sainte Jeanne d'Arc (Isja), Seydou Guèye se réjouit du dénouement heureux des négociations.

Il pense, en fait que, «le débat du voile ne doit pas être un débat sénégalais. C'est un débat importé.

Nous n'avons pas besoin de cela puisque notre identité est une, unique et consolidée. Je considère que c'est d'abord des affaires privées, ensuite cela se passe dans des institutions et des écoles confessionnelles.

Donc, il y a plein de complexités». Contrairement à ceux quoi soutiennent mordicus que l'Etat doit prendre des mesures contre cet établissement, le porte-parole de l'Apr estime «qu'il faut atténuer et trouver des modalités par lesquelles nous consolidons notre vivre ensemble qui peut être éprouvé par des phénomènes nouveaux».

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