Congo-Kinshasa: Soupçons de détournement/PT-NTIC - Le nouveau ministre au banc des accusés

16 Septembre 2019

À quelques jours seulement de l'entrée en fonction effective du gouvernement avec la série des remises-reprises dans les différents ministères, des échos ne sont pas bons du côté du ministère des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l'information et de la communication (PT-NTIC).

Des soupçons de détournement pèsent sur le nouveau ministre Augustin Kibassa. Il s'agit des quotes-parts du ministre et du vice-ministre sortants et de leurs équipes respectives, dans la prime de rétrocession du mois de juillet 2019. L'affaire n'a pas été éclairée, moins encore démentie jusque hier, par un des conseillers du ministre actuel, joint par notre Rédaction.

Dans les couloirs du ministère des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l'information et de la communication (PT-NTIC), apprend-on des sources internes, il y a des murmures de détournement de la prime de rétrocession du mois de juillet 2019. À la base, la confusion qui serait entretenue à dessein par l'actuel ministre des PT-NTIC Augustin Kibassa sur les quotes-parts du ministre et du vice-ministre sortants de ce portefeuille.

Selon les indiscrétions, le nouveau ministre a clairement instruit la comptable d'État du nom de Maguy Fofa (code 828) de lui remettre ces quotes-parts destinés pourtant et de droit à l'équipe sortante puisqu'il s'agit de la prime de travail du mois de juillet 2019 pendant que le gouvernement actuel n'était même pas encore nommé. La personne qui a été envoyée pour récupérer le fonds ne serait autre que le secrétaire général de l'Udps-Kibassa, étiqueté comme directeur de cabinet de l'actuel ministre des PT-NTIC.

Dans les coulisses, le nouveau ministre se serait imposé pour dire aux bénéficiaires de se contenter des 60% de la prime. Mais sur quelle base fonde-t-il sa démarche, s'interroge-t-on.

Au-delà, la question essentielle est celle de savoir, si dans d'autres ministères, ce sont les équipes sortantes qui ont été bénéficiaires de la prime pour la même période, ce qui n'est que justice parce que ce sont elles qui ont travaillé, pourquoi seul le ministère des PT-NTIC ferait exception ? Quelle image et quelle leçon d'éthique donnerait-on en cette période où le nouveau gouvernement est censé marquer la rupture avec les antivaleurs du passé ?

Et pourtant, la situation est similaire à celle vécue du temps du ministre Amy Ambatobe. La dernière prime de rétrocession payée en retard lui est revenue et à son équipe, même si un autre ministre occupait déjà le fauteuil du ministère des PT-NTIC.

Joint au téléphone par Le Potentiel, un des conseillers du ministre des PT-NTIC n'a ni infirmé, ni confirmé les faits. Sa promesse de rappeler dans les soixante minutes qui suivaient, s'est révélée non tenue. Un silence qui conforte les soupçons de détournement et laisse planer le flou.

Dans la pratique, rappelle-t-on, il existe déjà une clé de répartition établie par le protocole d'accord signé entre le gouvernement et différents services d'assiettes fixant par pourcentage de rétrocession à tous les services au regard de leurs entrées.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Le Potentiel

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.