Cameroun: Rentrée culturelle 2019 - Dans la course !

Cette catégorie artistique a animé avec intérêt la journée de jeudi au Musée national à Yaoundé et une bonne partie du week-end.

Des bruits de tambour convoquent à la danse. Quelquesuns des nombreux visiteurs du Musée national à Yaoundé ce mercredi 11 septembre, commencent déjà à balancer leur corps et leur tête au rythme du bikutsi. Ayissi Le Duc est en train de finaliser les répétitions du show : «Et si la danse m'était contée ? ». Elise Mballa Meka signe la création de ce spectacle, quand Ayissi Le Duc, Obama et les chorégraphes mandatés par chaque aire culturelle en assurent la mise en scène. La complicité artistique entre ces deux maîtres des gestes et du mouvement est palpable. Elle provoque même des étincelles dans les yeux des spectateurs présents pour l'exécution du produit fini. Le 12 septembre dernier, journée dédiée à la danse pendant cette Rentrée culturelle nationale 2019, le podium du Musée a tracé les contours de l'histoire du Cameroun et sa relation toujours aussi particulière avec cet art.

Pas de gros bouquins ennuyeux pour parcourir l'arrivée des Carthaginois, puis des Portugais, l'occupation allemande, la colonisation et les indépendances. Pas déchaînés et chorégraphies enlevées suffisent amplement. « J'ai créé ce spectacle pour montrer que la danse a traversé l'histoire de notre pays. A chacune de ces époques, cet art a évolué empruntant un bout de vie aux locaux comme aux étrangers », a révélé Elise Mballa Meka. « Et si la danse m'était contée ? » fait un croisement entre les épopées vécues par les danseurs camerounais, partagés entre la culture emmenée de l'extérieur et celle que leurs ancêtres leur ont inculquée. Cette partie-là n'est pas forcément négative, si l'on considère la création de nouveaux phénomènes comme les ballets nationaux, introduits par une volonté de mettre en commun la richesse patrimoniale et les curiosités artistiques apportées par les colons.

Grâce à ce spectacle d'Elise Mballa Meka, on découvre également le rôle transversal joué par la danse, passée du traditionnel au contemporain non sans essuyer de nombreux bouleversements. « La danse est retrouvée aussi bien dans l'économie, la santé... Elle regroupe plusieurs professions comme le fabricant de masques, le costumier, le musicien, le maquilleur », a précisé l'auteur du spectacle. Et sur scène, ces différents acteurs étaient bien présents. Le public a voyagé avec enthousiasme au fil des rythmes apportés par les représentants de chacune des quatre aires culturelles. Jusqu'au 30 septembre prochain fin des activités de la Recan, les coordonnateurs de la section danse promettent d'autres surprises sorties de leurs chapeaux. Les compagnies Ayanga, FENASUR, Missako du Littoral, Phénix, Nkoul Meyong, Étoile du centre, Ekan immortel, Meuhep, Adjo Yaye et Otitie assureront la suite. Sans oublier des ateliers et conférences sur ce domaine.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.