Congo-Kinshasa: Premier budget post-alternance - Mabunda pour une politique économique prudente

17 Septembre 2019

La présidente de l'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a procédé hier lundi 16 septembre 2019, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Kinshasa, à l'ouverture de la session ordinaire de la chambre basse du Parlement, laquelle est réputée essentiellement budgétaire.

Dans son allocution, elle a recommandé au gouvernement une politique économique prudente, après avoir présenté le tableau du contexte macro-économique actuel, tant sur les plans international que national, tel que dressé par la Banque centrale du Congo.

Mabunda a souligné qu'au plan international et sous l'angle strictement budgétaire, les dernières perspectives du Fonds Monétaire International tablent, en juillet 2019, sur une croissance économique de 3,2% pour cette année, et 3,5% pour l'année prochaine.

Cette croissance sera inégale d'autant plus qu'elle connaitra une hausse dans le pays dits avancés, en tirant profit surtout des performances de l'économie américaine.

Dans les pays à faibles revenus, cette croissance risque de s'affaiblir au regard des pressions exercées sur les marchés des matières premières et des produits de base.

La République Démocratique du Congo est concernée par la tendance à la baisse des cours du cuivre et du cobalt, en tant que pays producteur et exportateur de ces matières premières.

Au plan interne, elle a fait savoir que les estimations de croissance annuelle en 2019 sont fixées à 4,6 %. Mais on a observé un recul de 0,2% à juin 2019 et partant un léger repli par rapport à la même période en 2018, où le taux de croissance se situait autour de 5,8 %.

Si cette tendance baissière est dépendante de la performance du secteur minier, la présidente de l'Assemblée nationale a signalé que ce taux de croissance demeure supérieur à celle de l'Afrique subsaharienne, qui est chiffré à 3,5 %.

Au regard du taux de croissance et de dépréciation monétaire, Jeanine Mabunda a invité le gouvernement à une politique budgétaire prudente en vue d'éviter des déficits budgétaires susceptibles de perturber les équilibres macro-économiques.

Parlant du contrôle parlementaire, la présidente de la chambre basse du parlement a émis le voir déboucher sur la moralisation de la vie publique, afin qu'il ne soit plus une simple formalité, en vue de la répartition équitable des richesses et de l'utilisation optimale des ressources nationales dans le budget de l'Etat.ERIC WEMBA

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