Madagascar: Situation de la peste - La population dans l'expectative

Madagascar accueille actuellement le 13e symposium international sur Yersinia. C'est la première fois que la région Afrique accueille un tel évènement.

"La tenue du congrès international sur Yersinia à Madagascar marque la reconnaissance - à la fois pour le ministère et les équipes de recherche - de la connaissance de la lutte contre la peste. Un succès de la reconnaissance du contrôle et de la prise en charge". Ce sont là les propos du directeur général de l'Institut Pasteur de Madagascar lors de l'ouverture officielle du symposium international sur Yersinia à Anosy hier. Un évènement de haute importance qui "consiste à des séances de partages des produits de recherches et des recherches autour du Yersinia, et de la peste aussi bien à Madagascar que dans le monde en général". Outre les partages, le congrès international entend également permettre aux participants venus à Madagascar de trouver "comment améliorer les moyens de dépistage de la peste mais également comment s'effectue l'évolution des bactéries ". Organisé en collaboration avec l'institut pasteur, le ministère de la Santé publique et appuyé par l'OMS ou Organisation Mondiale de la Santé, l'évènement serait ainsi l'opportunité pour tous les participants, plus particulièrement pour Madagascar "d'améliorer les ripostes à la peste".

Chiffres. L'ouverture officielle du 13e symposium international sur Yersinia a également été l'occasion d'avoir un aperçu de la situation actuelle de la saison pesteuse à Madagascar. Du moins, les cas enregistrés par l'Institut Pasteur de Madagascar. Interrogé sur la question, le Dr Rajerison Mino, chef unité peste auprès de l'institut pasteur de Madagascar, de noter "si nous avions eu beaucoup de cas notifiés au début de la saison pesteuse qui court actuellement, les cas confirmés ne sont pas tout aussi nombreux". La responsable de l'unité peste auprès de l'institut pasteur de Madagascar de continuer "nous comptons actuellement environ dix cas confirmés de peste bubonique. Les cas ayant été observés dans les régions endémiques du pays et qui confirment la tenue actuelle de la saison pesteuse". Interrogé à son tour, le Pr Rakotomanga Jean de Dieu Marie, DG de l'INSPC et intérim du ministre de la Santé publique affirme ne pas disposer de statistiques concernant la saison pesteuse.

Se voulant rassurant, le professeur a tout de même renchéri que "la situation est maitrisée malgré le fait que la saison ait touché quelques personnes". Joint au téléphone sur la question, un responsable auprès du ministère de tutelle de faire savoir : " on ne peut actuellement pas donner des informations concernant la situation de la peste. Les données recueillies par le quartier général devraient être validées ce jour. Les statistiques relatives à la situation de la peste devraient donc être connues ce jour si lesdites données sont validées. C'est une question de procédure et personne ne peut passer outre ce qui a été décidé".

Rôles. La récente résurgence de la peste a fait comprendre l'importance de la communication lors d'une épidémie. A double tranchant, celle-ci a pu causer la prise de décision et d'initiative de la part des acteurs et de toute la population. Elle a toutefois déclenché de grandes vagues de paniques qui ont contraint la population à adopter des gestes non recommandés. Comme le cas de l'automédication à la streptomycine. Suivant la même logique, le système de notification et la prise en charge des patients ont également marqué la récente épidémie. Une étude menée de concert par l'institut pasteur de Madagascar, le CHU Befelatanana, le service ORL du CENHOSOA ainsi que du service ORL de l'hôpital d'Ambohibao, a révélé l'importance d'avoir un système de notification efficace et répondant aux besoins de la situation épidémiologique. Si l'on ne recense actuellement que des cas notifiés de pestes buboniques dans les régions endémiques, le risque d'épidémie est toujours présent.

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