Maroc: Adoption par le Maroc des recommandations de l'OMS sur le "self-care"

18 Septembre 2019

Maryam Bigdeli, représentante de l'OMS au Maroc, a annoncé, avant-hier à Rabat, que le Maroc était le premier pays africain et arabe à adopter les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), concernant les soins auto-administrés (self-care) pour la santé sexuelle et reproductive (SSR). Déjà, ce n'est certainement pas un exploit en soi au regard de la concurrence. Puis, qu'entend l'OMS par le « self-care » et la « SSR » ? Et quelles sont ces recommandations évoquées ?

Afin de répondre à la première question, rien de bien compliqué. Il suffit de jeter un coup d'œil sur le site de l'Organisation mondiale de la santé où l'on peut tout d'abord lire que la santé sexuelle et reproductive désigne « un état de bien-être physique, émotionnel, mental, associé à la sexualité ». Ensuite, cette approche globale de la sexualité, positive et qui ne se limite pas uniquement aux aspects sanitaires, implique également plusieurs autres éléments, tels que le respect de soi et de l'autre, de plaisir et de procréation.

Désignés comme étant la première étape du parcours de soins pour les pathologies bénignes, les soins auto-administrés ou self-care représentent, quant à eux, d'après l'OMS «ce que les individus peuvent faire eux-mêmes afin d'établir et de maintenir leur bonne santé, en vue de prévenir et de prendre en charge la maladie». Une définition qui ratisse large on vous le concède, car ce terme anglais correspond à un mode de vie à différentes composantes, dont la prévention, l'hygiène alimentaire et l'éducation physique, mais encore à une catégorie de produits vendus en officine et disponibles sans prescription. Enfin, le self-care est plus que jamais devenu une tendance de société. C'est du moins ce qu'on dit. La malbouffe et des maladies comme l'obésité dont les cas augmentent et rentrent de plus en plus dans le cadre de la normalité tendent à contrebalancer ce constat. Par ailleurs, il convient aussi de souligner que les soins autoadministrés peuvent être dangereux dans certains cas, à l'instar du surdosage des médicaments.

Pour revenir aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé par rapport à la santé sexuelle et reproductive (SSR), il existe un document à accès libre sur le site de l'OMS. 96 pages qu'il sera difficile d'évoquer entièrement dans nos colonnes, mais qui peuvent être résumées de manière non-exhaustive en quelques lignes. Et pour cause, l'OMS axe ces recommandations sur un principe immuable, à savoir, la possibilité d'avoir une sexualité responsable, satisfaisante et sûre ainsi que la liberté pour les personnes de choisir d'avoir des enfants si elles le souhaitent et quand elles le désirent. Génésique, ce principe implique donc que les hommes et les femmes, sans distinction aucune, aient le droit de choisir des méthodes de régulation de la fécondité à la fois sûres, efficaces et abordables. L'OMS se réjouit également quand les couples ont un accès aux services de santé les plus appropriés, afin que les femmes soient suivies pendant leur grossesse offrant ainsi aux couples la chance d'avoir un enfant en bonne santé.

En somme, tout cela ressemble au scénario d'un film de Noël, où toutes les envies finissent par être assouvies, et où à la fin, tout le monde vit longtemps, heureux et a beaucoup d'enfants. Sauf que ce n'est malheureusement pas tout le temps le cas, qui plus est au Maroc. Mais à en croire Maryam Bigdeli, le Royaume est en avance sur le sujet au niveau de l'Afrique et du monde arabe.

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