Ile Maurice: Violence domestique - Sept cas rapportés en une journée

18 Septembre 2019

Les cas de violence domestique à l'encontre des femmes ne cessent d'augmenter. Que ce soit des femmes victimes de leurs compagnons, des mères agressées par leurs fils ou encore, des grand-mères insultées par leurs petits-enfants, les dépositions ne cessent de croître dans les postes de police autour de l'île. Ainsi, rien que pour la journée d'hier, mardi 17 septembre, pas moins de sept cas ont été enregistrés.

A Roche-Bois, une femme âgée de 25 ans a fait une déposition contre son concubin de 23 ans. Elle a relaté de temps en temps, des disputes éclatent entre son compagnon et elle. Et le lundi 16 septembre dernier, le jeune homme l'a frappée à plusieurs reprises et a essayé de l'étrangler. Peu après, à Baie-du-Tombeau, un mineur de 17 ans a été arrêté suite à une déposition de sa grand-mère âgée de 68 ans contre lui. Dans sa déposition, la victime a expliqué qu'elle se fait souvent insulter et menacer par son petit-fils et hier, c'était la goutte d'eau de trop.

Il y a aussi eu le cas de cette femme âgée de 26 ans et enceinte de huit mois qui habite à Vallée-Pitot. Dans une déposition consignée au poste de police de la localité, elle a raconté qu'elle est mariée depuis 10 mois et dès le début, elle a été victime de violences conjugales. Hier, son mari l'a frappée à la tête et a menacé de la tuer. Elle s'est rendue au poste de police de peur qu'il mette ses menaces à exécution. Une autre victime, âgée de 71 ans et habitant à Plaine-Verte, a elle expliqué à la police qu'elle a subi les coups de son fils âgée de 45 ans et de ses petites-filles, dont l'une est mineure. Puis, il y a aussi eu le cas d'une éducatrice âgée de 32 ans et qui habite la capitale. Elle a été agressée par son mari et en même temps, son beau-père l'a copieusement insultée.

Les policiers du poste des Line Barracks ont, eux, enregistré la plainte d'une réceptionniste âgée de 24 ans. Cela fait quelque temps qu'elle est séparée de son mari et est en possession d'un ordre de protection. Mais malgré cela, l'époux s'est pointé devant son lieu de travail et a essayé de la forcer d'avoir une conversation avec lui en lui tenant le bras. C'était vers 7 heures du matin. Elle a pu s'échapper, mais en quittant son bureau, à 16h30, l'homme était à nouveau présent sur les lieux.

La dernière victime a confié aux enquêteurs que ses problèmes conjugaux sont liés à la toxicomanie de son époux. Elle est mariée depuis quatre mois et depuis une semaine, l'argent a commencé à faire défaut. Face à la situation, son mari l'a menacée avec deux barres de fer et pendant qu'elle dormait, il a essayé de l'immoler.

Deux des suspects ont été arrêtés.

Jenny Adebiro: «Protection order pé bafoué»

Face à la situation, la commission des femmes du MMM organise une veillée ce mercredi 18 septembre au Plaza. Sollicitée, Jenny Adebiro, la présidente de la commission, explique qu'il est temps de prendre conscience de la gravité des actes de violence qui affectent les familles et la société dans leur ensemble. «Azordi, nou ena bann lalwa kip a pé respecté. Protection order pé bafoué ek la fors policiere pa pé réazir» déclare-t-elle.

Elle demande aussi au ministère de l'Egalité des genres de venir de travailler avec tous les acteurs concernés par ce fléau et établir un plan d'action.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.