Afrique: Au Conseil des droits de l'homme à Genève, le Cameroun réitère son appel au dialogue national

18 Septembre 2019

Lors de son passage devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le Ministre des affaires étrangères du Cameroun a affiché la détermination de son pays à mener un « combat sans relâche » contre le groupe extrémiste Boko Haram et a réitéré l'appel au « grand dialogue national » annoncé le 10 septembre dernier par le Président camerounais Paul Biya.

Le chef de la diplomatie camerounaise Mbella Mbella Lejeune a ainsi fait le point du suivi de cette annonce, notamment les « consultations intensives » que mène actuellement le Premier ministre « avec les forces vives de la nation, y compris la société civile pour le plein succès de ce dialogue ».

Concernant la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, le ministre a déclaré que « le processus engagé par le gouvernement pour un retour définitif à la paix a connu de nombreuses avancées et vient de franchir une étape décisive, avec l'annonce faite le 10 septembre par le Président de la République de convoquer un grand dialogue national ».

L'ONU prête à apporter son soutien au processus de dialogue

Cependant, Yaoundé a écarté toute impunité face aux « exactions et autres violations commises dans le cadre de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, et des atteintes à la stabilité de l'Etat ».

Selon le ministre camerounais, les auteurs de ces crimes seront appelés à répondre de leurs faits devant les juridictions nationales, « dans le strict respect d'un procès juste et équitable ».

« Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l'impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l'anarchie », a rappelé Mbella Mbella Lejeune, citant ainsi des propos du Président Paul Biya.

Une façon pour le Cameroun de rappeler que malgré la volonté du gouvernement et du peuple camerounais entier pour « un retour à la paix durable et définitive dans le pays », les autorités sont déterminées à lutter contre « une stratégie de terreur qui vise la déstabilisation du Cameroun ainsi qu'à l'unité, intégrité et intégration nationale » du pays.

Au lendemain de l'annonce du chef de l'Etat camerounais, le Secrétaire général de l'ONU avait, le 11 septembre dernier, réitéré la disponibilité des Nations Unies à apporter son soutien au processus de dialogue. António Guterres, qui s'était réjoui de l'annonce, avait également encouragé le gouvernement camerounais à veiller à ce que « le processus soit inclusif et réponde aux défis auxquels le pays est confronté ».

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